Investissement : les collectivités locales à l’heure des choix

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Mathias Thépot 
La baisses des ressources propres des collectivités locales et l’accès limité à l’emprunt les contraignent à faire des choix : faut-il privilégier les investissements nouveaux au maintien des investissements de renouvellement, et faut-il cibler certains domaines d’avenir ?

C’est bien connu, les collectivités locales font face à une baisse tendancielle de leurs ressources propres. En 2014, leur épargne brute (excédent des recettes sur les dépenses de fonctionnement) devrait diminuer d’encore 5,6% à 36,4 milliards d’euros si l’on en croit une note conjoncturelle réalisée par la Banque Postale. Cette contraction résulte principalement de la trop faible croissance des recettes courantes qui n’a pas pu compenser la hausse des dépenses de personnel et des prestations sociales versées par les collectivités.

Le recul des dotations de l’Etat

Pour ne rien arranger, leurs recettes courantes risquent de baisser à nouveau l’année prochaine puisque les dotations de l’Etat aux collectivités vont encore être réduites de 3,67 milliards d’euros. En parallèle l’atonie prévisible des ressources fiscales et le contexte économique difficile ne donnent guère d’espoir, le recours à l’emprunt ne pouvant pas à lui seul résorber le gouffre qui se créer. Pessimistes, les services de la Banque Postale qui ont rédigé la note prédisent un fort recul de l’investissement d’environ 15% pour 2014 et 2015. Cette baisse inquiétante est loin d’être anodine pour l’économie française puisqu’elle fait aussi peser un danger important sur les secteurs qui s’appuient sur les projets d’investissements des collectivités locales, notamment le bâtiment et les travaux publics qui sont d’importants pourvoyeurs d’emplois.

L’entretien du patrimoine existant est privilégié

Pris à la gorge, les collectivités vont de fait devoir choisir à quelles fins allouer leurs capacités d’investissements. Jusqu’ici, elles privilégient les investissements de renouvellement pour maintenir leur patrimoine -principalement des bâtiments et des ouvrages de génie civil (bâtiments scolaires, routes…) – à sa valeur actuelle. En 2014, ces dépenses représenteraient 80% des investissements globaux des collectivités, ce qui n’est pas surprenant car les collectivités n’ont fait en réalité qu’accompagner « l’accroissement du patrimoine local depuis 30 ans. L’augmentation de la population a en effet généré le besoin de nouveaux équipements et les différentes lois de décentralisation ont transféré aux collectivités de nombreux équipements comme les collèges, les lycées ou les routes« , justifie les auteurs de la note.

Le recours à la dette pour maintenir en l’état le patrimoine

La vraie nouveauté, c’est que ces investissements se font de plus en plus par le biais de la dette. « En 2013 et 2014, les ressources propres nettes ne représentent plus que 68 % de ces investissements (contre 93 % en moyenne), ce qui nécessite une mobilisation plus forte des emprunts« , explique la note de la Banque Postale. Une situation caractéristique des périodes de récession où les emprunts ne vont pas vers les investissements nouveaux mais plutôt compenser la baisse des ressources propres pour financer l’entretien du patrimoine existant.

Du reste, si elles veulent maintenir ou augmenter leur attractivité économique à l’avenir, les collectivités locales vont être amenées « à choisir entre financer de nouveaux équipements au détriment de l’entretien de ceux existants ou privilégier la qualité du capital existant en réduisant ou en retardant la construction de nouvelles infrastructures« , prédit la Banque Postale.

Anticiper les futurs besoins

L’argent se faisant rare, les collectivités locales seront aussi contraintes d’arbitrer leur investissements entre différents domaines en lien avec les besoins des populations sur les territoires. Jusqu’ici, « la politique du logement, la croissance démographique ou le vieillissement de la population » sont des secteurs clairement identifiés par les politiques publiques locales, constate la Banque Postale.
Mais d’autres qui ne le sont pas encore pourraient prendre de l’ampleur dans les années à venir. Cela pourrait être le cas du développement durable, de la recherche de la performance énergétique, du développement du numérique, ou des transports des biens et des personnes. Ces domaines pourraient eux aussi générer de nouveaux besoins pour de nouveaux équipements. Acteurs et penseurs des politiques locales ne devront pas manquer de l’anticiper.

Source: latribune.fr

Hypocrisie sur la fin de vie : les Français en faveur de l’euthanasie au nom de la dignité mais indifférents à notre retard en matière de soins palliatifs

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Damien Le Guay

L’euthanasie ne réglera rien. Tout le monde le sait. Les vrais sujets sont ailleurs. Et pourtant, certains pourraient vouloir imposer l’euthanasie pour masquer leurs impuissances à réformer en profondeur l’accompagnement en fin de vie.

I – Un débat est sur la table depuis des années : est-on pour ou contre l’euthanasie ? Des groupes de pression s’agitent. Les politiques s’en mêlent. Il s’agirait (enfin !) de « mourir dans la dignité » – ce qui laisse à supposer que les autres manières de mourir ne sont pas « dignes ». Il faudrait (enfin !) s’accorder une  liberté « suprême » – celle de choisir sa mort. Et depuis deux ans (alors que l’euthanasie n’est pas une promesse du candidat Hollande), des avis, des rapports ont été demandées, des consultations ont été faites pour « faire avancer la cause » de l’euthanasie.

Mais, à chaque fois, qu’il s’agisse du rapport SICARD de décembre 2012 et même de l’avis du CCNE du 1 juillet 2013, la porte que le gouvernement voulait ouvrir s’est refermée. A chaque fois il est apparu que la question de l’euthanasie n’était pas la plus urgente, la plus importante, la plus prioritaire de celles posées dans les situations de fin de vie.

Alors, même si tous ont convenus qu’il ne fallait pas insister, ne pas pratiquer une forme d’acharnement euthanasique dans les débats publics, une inquiétude demeure. Les professionnels des soins palliatifs sont redevenus inquiets. Ils ne savent plus à quoi s’en tenir. Que penser de l’encouragement à demi-mots, du flou complice, de l’ambiguïté formulée, sur ces questions, dans une lettre, en date du 16 octobre dernier, par Manuel Vals, Premier Ministre, à Jean-Michel Baylet partisan déclaré de l’euthanasie. Or, en même temps, une solution consensuelle semble se dessiner. Le rapport Léoentti-Clays sera rendu mi-décembre et ne portera pas sur l’euthanasie. Il proposera des avancées sur deux sujets précis : les directives anticipées et la sédation profonde. Malgré cela, il est probable qu’au détour du débat parlementaire autour d’une « loi sur la fin de vie » qui devrait être en discussion au début de l’année 2015, l’euthanasie revienne par la petite porte. Non par un projet de loi mais un amendement de dernière minute. Après tout, le parlement est souverain. Il l’est encore plus quand il souhaite fronder, grogner, manifester sa mauvaise humeur socialiste et  donner des gages de sa gauchitude. Et il est si facile de se « venger » de l’impuissance économique par des « marqueurs de gauche » sociétaux. Après le mariage pour tous pourquoi pas l’euthanasie pour tous ?

II – En réalité, faut-il de nouveau discuter de l’euthanasie ? Non. Est-il nécessaire de redire que les solutions d’euthanasie seraient pires que l’inhumanité de certaines situations ? Non. C’est évident. Ma conviction, développée dans mon dernier livre (Le fin mot de la vie, édition du cerf) est la suivante : l’euthanasie est la mauvaise réponse à une question qui ne se pose pas. Et si nos politiques voulaient affronter le réel, se coltiner aux vraies réformes de l’Hôpital, ils liraient le rapport Sicard et le constat effroyable qu’il fait de la mort à l’hôpital aujourd’hui. Le rapport du CCNE (en date du 21 octobre 2014) qui résume les débats depuis deux ans indique différents points majeurs de consensus : faire connaitre la loi Léonetti, mettre en place un accompagnement à domicile selon les vœux de l’immense majorité de nos concitoyens, supprimer à l’hôpital la suprématie du curatif et favoriser le palliatif, faire un « effort massif de formation des médecins » en « réflexions éthiques ». Ajoutons à cela, dans ce dernier rapport, un « constat accablant » – partagé par tous. Les soins palliatifs, demandés par les français, sont accessibles à 20 % de ceux qui devraient en bénéficier. Ce qui veut dire que 150 000 personnes meurent mal en France quand une loi sur l’euthanasie concernerait 5 à 7 000 cas par an. Et pendant que les palabres continuent, pendant que les partisans de l’ADMD occupent le terrain médiatique, pendant que des parlementaires se préparent à déposer des amendements de dernière minute, tandis que des officines concoctent de nouvelles « affaires » qui pourraient encore une fois faire chavirer le cœur des médias, des gens, tous les jours, meurent mal en France. Que fait-on, pour améliorer la situation ? Rien. Quelles réformes profondes sont discutées pour remédier à des situations indignes ? Rien. Nada.

Quand la « lutte contre les inégalités » est, dit-on, la priorité des priorités, n’est jamais évoqué cette inégalité devant la mort qui est la plus inégalitaire de toutes les inégalités. N’est-ce pas là une injure faite aux 550 000 personnes qui meurent chaque année en France ! Le dernier rapport du CCNE regrette « vivement » que les recommandations du rapport Sicard n’aient pas « été suivies d’effet ». Si tel avait été le cas, dit-il, « le débat public serait aujourd’hui d’une toute autre nature ».

 C’est comme si Marisol Tourraine, en charge de ces questions, ne saisissait pas la gravité de la situation, ne voulait pas comprendre, ce qui est souligné par le même rapport du CCNE, à savoir  «l’exigence de réforme du système de santé ». Est-ce à dire que la ministre est impuissante à réformer l’institution ou qu’elle joue le pourrissement pour mieux promouvoir l’euthanasie comme la solution ? La question mérite d’être posée. Car tout le monde sait qu’elle est favorable à l’euthanasie.

III – Toutes ces raisons devraient conduire à un sursaut politique et éthique. Que les politiques ne se paient pas de mots. Qu’ils agissent ! Qu’ils réforment, qu’ils améliorent l’accompagnement des personnes-en-fin-de-vie. Qu’ils lisent jusqu’au bout les rapports déjà rendus et les transforment en décisions, en politiques publiques, en actions concrètes. L’euthanasie ne peut pas être un Totem de gauche autour duquel il faut tourner pour mieux faire oublier ses impuissances politiques. Tous les jours des personnes meurent d’une manière indigne. Occupons-nous d’elles avant que donner satisfaction à l’ADMD. Sinon le rejet des politiques sera encore plus puissant qu’aujourd’hui – et Dieu sait que le discrédit des politiques est déjà immense.

Mais il est à craindre que l’actuel débat sur l’euthanasie cache une immense incapacité à réformer les structures, les habitudes médicales et des logiques hospitalières. Est-il encore possible de remettre le patient au centre de tout ? Je veux y croire pour remédier à la crainte des Français à l’égard des hôpitaux – crainte récurrente et liée au « ressenti » d’une perte de pouvoir du malade et à une inhumanité de l’approche stricto sensu médicale. Je veux y croire pour redonner aux malades la maitrise de leur fin-de-vie. Je veux y croire pour que le patient puisse avoir « le dernier mot ». Si l’impuissance du politique s’avérait patente face à un hôpital en roue libre, autogéré par les médecins et dominé par le pouvoir biomédical, alors l’euthanasie serait le signe de cette impuissance. Quand les choix sont limités et les contraintes fortes, un faux consensus apparaît autour de solutions non désirées, non voulues, choisies presque à contrecœur mais qui finissent par s’imposer faute de mieux, à défaut d’autres solutions, par défaut de volonté politique.

 De deux choses l’une : soit les politiques font face aux vrais problèmes et ennoblissent leurs fonction ; soit ils tergiversent, se paient de mot ou n’arrivent pas à agir et se discréditent encore un peu plus. Dans le premier cas, ils améliorent l’offre palliative, la qualité de l’accompagnement, favorisent la mort à domicile et font confiance aux ressources illimitées des derniers instants de la vie. Dans le second cas,  ils choisissent l’euthanasie comme si elle était LA solution ou comme si elle masquait encore un peu leur impuissance à agir. Que vont-ils faire ? Nous verrons bien. Ils en sont juge. Mais le peuple reste juge de leurs jugements.
Source: atlantico.fr

Tunisie : l’opposition entre laïques et islamistes au cœur des législatives

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 Par Charlotte Bozonnet 

Comme en 2011, le camp dit progressiste et démocrate, opposé aux islamistes d’Ennahda, se présente en ordre dispersé. L’union de l’été 2013, qui avait suivi l’assassinat de deux membres du Front populaire (extrême gauche), a fait long feu.

  • Peut-on s’attendre à un scrutin sans irrégularités et sans violence ?

Après les vingt-trois années de règne du président Zine El-Abidine Ben Ali, la Tunisie a renoué avec un processus électoral démocratique et transparent. Les élections législatives de 2011, premier scrutin libre du pays, se sont bien déroulées. Le processus avait notamment bénéficié de l’autorité de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), chargée d’organiser le scrutin, et de son président, Kamel Jendoubi, un opposant très respecté au régime déchu. Le scrutin du 26 octobre est organisé par l’ISIE, présidée par Chafik Sarsar, un professeur de droit constitutionnel à la réputation de droiture. Quelque 5,3 millions de Tunisiens sont inscrits sur les listes électorales (pour un corps électoral estimé à environ 8 millions de personnes).

Comme en 2011, les opérations de vote – environ 11 000 bureaux de vote sur tout le territoire – vont être surveillées par plusieurs milliers d’observateurs nationaux et internationaux. Les représentants des partis seront également plus nombreux : en 2011, seul Ennahda avait eu les moyens humains de déployer des observateurs dans chaque bureau. Cette fois, le parti Nidaa Tounes (destourien), son principal rival, se dit aussi en mesure de le faire. Le principal défi pour l’ISIE sera de garder la tête froide face aux réclamations que les partis – une centaine participent au scrutin, quelque 1 300 listes ont été déposées dans le pays – ne manqueront pas de présenter après le 26 octobre, et de résister à la pression.

Au cours de la campagne électorale, certaines formations politiques se sont plaintes de pratiques clientélistes de leurs adversaires, mais rien qui n’ait jusqu’ici remis en cause la bonne tenue du processus. Les responsables des deux principaux partis en lice, Ennahda et Nidaa Tounès, répètent qu’ils accepteront les résultats quels qu’ils soient. Les craintes de violences concernent avant tout la menace d’actions terroristes. La Tunisie a annoncé jeudi qu’elle allait fermer pendant trois jours – les 24, 25 et 26 octobre – l’accès à son territoire depuis la Libye voisine. La coopération est renforcée avec les autorités algériennes à leur frontière commune pour empêcher les infiltrations. Selon le ministre tunisien de la défense, jusqu’à 80 000 hommes – policiers et gendarmes – pourraient être déployés sur le territoire, dimanche, pour sécuriser les bureaux de vote.

Le parti islamiste Ennahda a-t-il changé ?

Le parti islamiste, dirigé par Rached Ghannouchi, a probablement perdu en popularité au cours des trois dernières années. En 2011, Ennahda avait remporté haut la main les élections (89 sièges sur 217). Opposant de longue date au régime de Ben Ali, il bénéficiait d’une assise locale forte au sein de la population, dont une bonne partie s’est tournée vers lui au lendemain de la révolution, séduite par son opposition sans concession et sa défense de l’identité islamique. Mais son bilan négatif à la tête du gouvernement –difficultés économiques, multiplication des actes terroristes, crise politique avec l’opposition – lui a certainement valu un recul dans l’opinion. Son électorat fidèle est estimé à 15-20 % de la population. Ennahda conserve toutefois une force militante unique (plusieurs dizaines de milliers de militants). Structuré, très bien organisé, le parti a, comme en 2011, mené une impressionnante campagne de terrain dans tout le pays.

Vendredi, dernier jour de la campagne, le parti islamiste investit en fin de journée l'artère principale de Tunis, l'avenue Habib Bourguiba, pour un meeting ponctué de chansons, discours et prières.

Idéologiquement, le discours du parti a beaucoup évolué en trois ans, comme en ont témoigné les débats autour de la nouvelle Constitution tunisienne adoptée le 26 janvier. Le texte final, qui consacre la liberté de conscience et l’égalité entre les hommes et les femmes, est le plus progressiste du monde arabe. Les dirigeants islamistes tunisiens ont notamment été traumatisés par la façon dont les Frères musulmans égyptiens et le président Mohamed Morsi ont été chassés du pouvoir par un coup d’Etat militaire. Confronté lui aussi à une forte contestation politique et populaire en 2013 dans la rue, Ennahda a accepté de nombreux compromis, notamment de quitter le pouvoir en janvier au profit d’un gouvernement de technocrates. Le discours du parti est aujourd’hui entièrement tourné vers la préservation de la démocratie et des libertés acquises avec la révolution. Autre axe de cette nouvelle stratégie de prudence : le parti ne veut plus assumer seul la responsabilité du pouvoir et prône un gouvernement d’union nationale. Ses adversaires dénoncent, eux, une évolution idéologique feinte, une simple tactique destinée à reprendre le pouvoir.

  • Sur le plan économique et social, quel bilan tirer de la transition ?

Le bilan économique d’Ennahda et du gouvernement intérimaire de Mehdi Jomaa, en place depuis janvier, n’est pas bon. La croissance atteint péniblement 2 %. L’économie informelle a explosé depuis 2011 : elle représenterait aujourd’hui 50 % du PIB. Gagne-pain pour de nombreux Tunisiens, elle est aussi une inquiétante source de trafics et un important manque à gagner pour les finances publiques. Selon l’Utica, le Medef tunisien, elle a contraint de nombreuses entreprises ayant pignon sur rue à fermer. Les Tunisiens se plaignent aussi de l’augmentation du coût de la vie. Quant au chômage, il est officiellement de 15 % mais serait en réalité bien supérieur, surtout chez les jeunes. Le tissu économique a aussi souffert des grèves et mouvements sociaux qui se sont multipliés après une révolution qui a aussi libéré la parole dans les entreprises. L’incertitude politique et sécuritaire a découragé les investissements étrangers, en baisse depuis 2011, et durement frappé le secteur touristique. Sur le fond, l’économie de la Tunisie continue à souffrir de problèmes structurels qui existaient déjà sous l’ancien régime : une industrie à faible valeur ajoutée, des régions intérieures non mises en valeur…

  • Quel est le poids politique du camp laïque ?

Le poids du camp progressiste est important et serait certainement supérieur à celui des islamistes d’Ennahda si les partis politiques s’en réclamant s’étaient présentés unis aux élections. Mais, comme en 2011, cette famille politique va aux élections en ordre dispersé, au grand désespoir de ses électeurs. Une tentative d’union a eu lieu à l’été 2013 après les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi (Front populaire, extrême gauche). Mais elle n’a pas résisté à l’épreuve des urnes.

Nidaa Tounes, « Appel de la Tunisie », créé autour de Béji Caïd Essebsi, figure de la vie politique tunisienne, âgé de 88 ans, a refusé de se présenter autrement que sous son propre nom. Lancé en 2012 avec l’objectif affiché de faire échec aux islamistes, le parti est composé de syndicalistes, de militants de gauche mais aussi d’anciens du régime de Ben Ali. Outre Nidaa Tounes, le spectre politique du camp séculier va du centre droit à l’extrême gauche. Pour de nombreux observateurs, sa division s’explique avant tout par des questions d’ego, plus que par des divergences de fond.

Rassemblement des militants de l'UPL dans le quartier populaire de Ezzouhour, banlieue de Tunis, vendredi soir.
  • Quels rôles jouent les anciens bénalistes dans le paysage politique actuel ?

Leur présence est incontestablement plus forte dans ces élections que lors du scrutin de 2011. Du moins est-elle plus visible. Au lendemain de la révolution, plusieurs personnalités de l’ancien régime ont été arrêtées par la police, souvent pour détournement d’argent, mais toutes sont sorties de prison. Un projet de loi d’exclusion – qui aurait empêché les membres de l’ancien régime de participer à la vie politique – a été discuté pendant plusieurs mois mais n’a pas été voté. Outre leur présence au sein de Nidaa Tounes, qui leur a largement ouvert ses portes, les anciens bénalistes se présentent aux législatives (mais aussi à l’élection présidentielle du 23 novembre) sous leur propre étiquette, à l’instar du Mouvement destourien de Hamed Karoui, premier ministre de Ben Ali entre 1989 et 1999 ou du parti Initiative de Kamel Morjane, ancien ministre des affaires étrangères. Expliquant avoir avant tout servi leur pays sous l’ancien régime, ils s’appuient sur le désenchantement d’une partie des Tunisiens et font valoir leur compétence d’hommes d’Etat ayant déjà exercé des responsabilités au plus haut niveau.

Source: lemonde.fr

Putin lashes out at US, West for destabilizing world

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The Russian President delivered a fierce broadside aimed at the United States in a speech for the Valdai Club in Sochi, which is an informal group of scholars. He hit out at Washington for behaving without regard to the rest of the world’s interests

“The system of international relations needed some changes, but the USA, who believe they were the winners of the Cold War, have not seen the need for this.” He added that the US has been trying to create the world “for their own gains. » The Russian President added that because of this, regional and global security had been weakened.

During his speech, Putin used the Russian version of the Latin phrase, “Quod licet Iovi, non licet bovi” (what is allowed for god, is not allowed for cattle,) alluding to the double standards used by Washington.

US sponsoring Islamic extremism

Putin also touched on the issue of the growth of Islamic State in Syria and Iraq, and also accused the West of, « turning a blind eye, » to the encroachment of international terrorism into Russia and Central Asia. Putin believes the US has played a considerable role in sponsoring the growth of Islamic extremism, using the example of Washington’s funding of the Mujahidin in the Afghan-Soviet war in the 1980’s, which eventually gave birth to the Taliban and Al-Qaeda.

“It never ceases to amaze me how our partners have been guilty of making the same mistakes time and again. They have in the past sponsored Islamic extremists who were battling against the Soviet Union, which took place in Afghanistan. It was because of this the Taliban and Al-Qaeda was created,” the president added.

Islamic State (IS, formerly ISIS) is the latest terrorist organization, which is destabilizing the world and Putin was scathing of countries that have been helping to fund the Islamist militants by buying cut price oil they are selling.

“Terrorists have been selling oil at really low prices and those countries who have been buying it and then selling it on, are financing terrorism, which will eventually come back to bite them,” the Russian President said.

Russian President Vladimir Putin (R) and former Chancellor of Austria Wolfgang Schussel during the final plenary meeting of the 11th session of the Valdai International Discussion Club in Sochi October 24, 2014. (RIA Novosti / Vitaliy Belousov)

Russian President Vladimir Putin (R) and former Chancellor of Austria Wolfgang Schussel during the final plenary meeting of the 11th session of the Valdai International Discussion Club in Sochi October 24, 2014. (RIA Novosti / Vitaliy Belousov)

Putin all for Nuclear cuts

Relations between Russia and the US have been plummeting for months; however Vladimir Putin accused the US of using the EU to further its own gains against Russia. He hit out at the numerous sanctions that have been imposed on Moscow, saying, « This was a mistake, which has a knock-on effect on everyone. »

“The USA, which has implemented sanctions against Russia, is sawing at the branches, upon which they are sitting,” President Putin added.

The reduction of nuclear arsenals was another issue, which was high on the agenda for the Russian President and once again, he was not afraid of having a dig at Washington for their reluctance to cut the number of nuclear missiles. He mentioned that unfortunately many countries see the only way to preserve their sovereignty is, « To make a nuclear bomb. »

The reduction in nuclear arsenals was initially proposed by the Obama administration and Putin admitted it had potential, before talks about decreasing weapons stockpiles collapsed.

« Russia has been all for the continuation of talks about the reduction of nuclear arsenals, » and according to President Putin, « Moscow is ready for serious talks, but without “double standards. »

Russian President Vladimir Putin speaks at the wrap-up session of the 11th Meeting of the Valdai Discussion Club in Sochi on 24 October 2014. (RIA Novosti / Vitaliy Belousov)

Russian President Vladimir Putin speaks at the wrap-up session of the 11th Meeting of the Valdai Discussion Club in Sochi on 24 October 2014. (RIA Novosti / Vitaliy Belousov)

Genie out of the bottle

Perhaps Putin’s harshest criticism was reserved for the West’s creation of color revolutions and « controlled chaos, » which he a likened to « letting the genie out of the bottle, » with particular reference to Ukraine.

« We have been trying to discuss the Ukraine issue with the EU for a long time, but we were told this was none of our business. They then put two countries against each other, which has led to countless destruction of infrastructure. When I asked why did they do this, they just shrug their shoulders and don’t have an answer, » Putin added.

President Putin made reference to the ‘Bear’ defending its territory to take a swipe at the US for its continued encroachment towards Russia’s territory. “He is considered the owner of the Taiga, but he, I know for a fact, does not want to go to a different climatic zone, as it is uncomfortable for him there. However, he will not give it to anyone else; I think that this should be clear,” he said.

The Russian President said that there is no truth whatsoever in claims from the West that Russia is interested in empire building and that Moscow is looking to destabilize the world order. With relations between Russia and the West at a very low ebb, Putin also hinted Russia will look to develop allies further afield.

« Russia has made its choice – we want to develop our economy and develop democratic values. We work with our counterparts in the Shanghai Cooperation, the BRICS union for example. We want our opinions to be respected likewise. We all need to be cautious to not make hasty and dangerous steps. Some of the players on the global front have forgotten about the need for this, » he said in another barb directed at Washington.

Source: http://rt.com/news/198924-putin-valdai-speech-president/

Washington Is Defaming Putin — Paul Craig Roberts

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Paul Craig Roberts

Today at the Valdai International Discussion Club meeting in Sochi, Russia’s President Putin correctly and justifiably denounced Washington for destabilizing the world in order to serve its own narrow and selfish interest and the interests of the private interest groups that control Washington at the expense of the rest of the world. It is about time a world leader denounced the thuggish neocon regime in Washington. Putin described Washington’s double standards with the Roman phrase: “What is allowed for God [the US] is not allowed for cattle [the rest of the world].”

RT reports on Putin’s address here: http://rt.com/news/198924-putin-valdai-speech-president/

Curiously, the Russian media has not, at this time of writing, produced an English translation of Putin’s full remarks. Perhaps the Russian media do not realize the importance of Putin’s words. Too much of the Russian media is owned by foreign interests who use the access to Russian readers to attack and discredit the Russian government. It is amazing that the Russian government allows Washington’s propaganda within its own ranks. Perhaps Moscow accepts Washington’s propaganda among Russians in order to protect the broadcasts in the US of RT, RIA, and Voice of Russia. But the balance is uneven. The Russian broadcasts in the West report otherwise unreported news; they do not defame America.

I did not see any reporting of Putin’s address in the US print and TV media. Clearly in the US there is an absence of public discussion of US foreign policy and foreign reaction to it. A country in which propaganda and silence rule out awareness and public discussion is not a democracy regardless of what it calls itself.

Washington long ago learned the dark art of silencing truth with defamation. Washington used defamation to overthrow Iran’s elected leader, Mossadegh in 1953, to overthrow Congo’s prime minister Patrice Lumumba in 1960, to overthrow Guatemala’s President Arbenz in 1954, to overthrow Venezuela’s President Hugo Chevez in 2002, a coup that was cancelled by the Venezuelan people and military who threw out Washington’s stooge replacement and reinstalled Chavez, to overthrow Ukraine’s elected President Yanukovych in 2013, to overthrow Honduras President Manuel Zelaya in 2009 , to overthrow in 2013 Mohamed Morsi, president of the first democratically elected government in Egypt’s history, to overthrow Gaddafi in Libya, Saddam Hussein in Iraq, in ongoing efforts to overthrow Assad in Syria and the government of Iran, and in failed attempts to overthrow Indonesia’s Sukarno, Ho Chi Minh in Vietnam, and Castro in Cuba.

Today Washington’s target is Vladimir Putin. This is the height of folly and hubris. Putin’s public support far exceeds that of any American president in history. Currently, the level of public support for the Obama regime and the US Congress is far too low to be compatible with a functioning democracy. If the US is actually a democracy, it is the most dysfunctional democracy in world history. Practically no one, except the powerful private interest groups who own Washington, supports the US government. Everyone else despises Washington.

As the result of 13 years of murderous destruction of life and property in the Middle East and Africa, a dysfunctional and collapsing US economy, and a display of unrivaled arrogance, Washington has destroyed America’s soft power. Abroad only the deluded few and those paid by US-financed NGOs still have a good opinion of the United States.

In all world polls, the US ranks as the greatest threat to world peace. Washington has made our country a despised nation, and we the people have done nothing about it.

You would never know this from the US print or TV media or even from most of the UK and Western European media. As I reported on October 16, Udo Ulfkotte, a former editor of one of Germany’s most important newspapers, the Frankfurter Allgemeine Zeitung, has written a best-selling book in which he reports that the CIA owns everyone of significance in the major European media. In his own words Udo Ulfkotte says that he was “taught to lie, to betray and not to tell the truth to the public.” http://www.paulcraigroberts.org/2014/10/16/cia-owns-everyone-significance-major-media/

As a former Wall Street Journal editor, Business Week columnist, columnist for the Scripps Howard News Service, columnist for a German magazine and French and Italian newspapers, I observed and experienced the gradual impoundment of any dissent from Washington’s line. It became clear that the path to journalism success in the West was to lie for the Establishment in Washington, largely a private establishment along with the dark off-budget “security” agencies bolstered by the neoconservative ideology of US world hegemony.

Much of Russian media and Putin’s advisors are fully aware of Washington’s media campaign to defame President Vladimir Putin. http://en.itar-tass.com/russia/756160 The internet site Russia Insider today asked the pertinent question: “Is the CIA Running a Defamation Campaign Against Putin?” As Russia Insider makes clear, the answer is most certainly. http://russia-insider.com/en/politics_media_watch/2014/10/24/04-54-03pm/cia_running_defamation_campaign_against_putin

Click the URL above and view the front pages of the UK Sun, Daily Mirror, and Daily Express. I would bet that these are front pages designed in Washington or Langley and are in fact paid ads by the CIA or National Endowment for Democracy or by one of the Republican or Democrat organizations that sponsor Washington’s overseas propaganda.

Of course, these UK rags can be dismissed as sensational junk comparable to the US versions that are for sale at grocery store checkout counters–”movie star abducted by aliens in UFO.” So scroll down the page of the above URL and look at the covers of Newsweek and The Economist. Once these were respected publications. Today I would bet that no one reads them and that they are dependent on CIA subsidies for their existance. Nevertheless, they impact the European, Canadian, Australian, and Japanese media and no doubt the media of other countries on the borders of the US empire. A number of gullible fools still think that America has a free press.

Be sure to notice this section of the report from Russia Insider:

“The issue of manipulation of news by intelligence services has been in the news recently with revelations that the CIA and German Secret Service (GSS) have long-running programs to influence how media executives and top journalists convey and interpret the news, including direct cash payments.

“Here are some examples they point to:

Portraying him [Putin] as a scheming dictator trying to rebuild a repressive empire.
Claiming he personally ordered the murder of a number of journalists, and personally ordered a KGB defector to be murdered with radiation poisoning.
Frequently citing unsubstantiated rumors he is having an affair with a famous gymnast.
Allegations that he has stashed away billions for his personal benefit, without providing evidence.
Recent article in newsweek claiming he leads a luxurious and lazy lifestyle, sleeping late.
Recent article in NYT focusing on a supposed personal arrogance.
Hillary Clinton mentioning in speech after speech that he is a bad guy, a bully, that one must confront him forcefully.
Frequently using pejoratives to describe his person – “a jerk and a thug” (Thomas Friedman this week in the NYT)
Mis-quoting him on his regret about the collapse of the Soviet Union.
Articles about a supposed super-luxury villa built for him in southern Russia.
The over-the top headlines in the western media (they were worst of all in Germany) portraying him personally responsible for murdering the victims of MH17.
And soft stuff – magazine covers making him look sinister, monstrous, etc.”

If you are not already aware, I am pleased to introduce you to The Saker, a pseudonym for a high level US military analyst who lives in Florida. No, it is not me. Be sure to read the interview with Saker, which is at the bottom of the article: http://russia-insider.com/en/politics_media_watch/2014/10/24/04-54-03pm/cia_running_defamation_campaign_against_putin

Every day readers ask me what they as individuals can do. Some possibly are government trolls who hope I will answer “overthrow the government” so that I can be arrested as a terrorist. My answer to the question is that people are powerless until enough of them are informed. If people become informed and will take a stand, then the people can force the government back under their control. If this does not or cannot happen, democracy in America is dead, and our life as a free people protected by the Constitution and law against the power of the state is finished.

Possibly America is already finished and will now finish the rest of the world in its insane neoconservative drive to establish Washington’s hegemony over the entire world. Russia and China are not going to submit to being Washington’s vassals and India had enough of being a colony under Great Britain. If the crazed hegemons in Washington persist, nuclear war will be the outcome.

Source: http://www.paulcraigroberts.org

Syrie/Libye : la politique US déconnectée de la réalité (Poutine)

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Syrie/Libye : la politique US déconnectée de la réalité (Poutine)

SOTCHI, 24 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie La politique américaine en Syrie et en Libye est déconnectée de la réalité, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

« Je considère qu’il s’agit d’une politique absolument irréfléchie, non professionnelle et déconnectée de la réalité », a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï.

Selon lui, les Etats-Unis ont armé l’opposition en Libye et en Syrie sans réfléchir aux conséquences. « Ils croyaient nécessaire de soutenir l’opposition démocratique civilisée en Syrie. Ils l’ont soutenue et armée et puis la moitié des combattants de l’opposition sont passés à l’EIIL. Ne pouvait-on pas y réfléchir à l’avance? », s’est interrogé M.Poutine.

Moscou est hostile à cette politique de Washington. « Nous considérons qu’elle est erronée et qu’elle nuit à tout le monde, y compris aux Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Le groupe terroriste Etat islamique (EI), appelé autrefois l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sévissait au départ principalement en Syrie où il combattait les troupes gouvernementales. Il y a quelques mois, cette organisation liée à Al-Qaïda a intensifié ses activités en Irak. Les activités de l’EI ont provoqué des milliers de morts civiles et l’exode des centaines de milliers de réfugiés. Plusieurs milliers de personnes sont détenues en otages.

Une situation très tendue persiste en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Le pays demeure le théâtre d’hostilités entretenues par de nombreuses formations paramilitaires organisées selon le principe territorial ou tribal. Ces groupes sont parfois mieux équipés et armés que la police et se substituent même à cette dernière dans certaines régions du pays.

Source: http://french.ruvr.ru/

Putin unleashes fury at US ‘follies’

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Russian President Vladimir Putin attends a meeting of the Valdai International Discussion Club in the Black Sea resort of Sochi, Russia, Friday, Oct. 24, 2014. The United States is destabilizing the global world order by trying to enforce its will, Russian President Vladimir Putin declared Friday, warning that the world will face new wars if Washington fails to respect the interests of other countries. (AP Photo/RIA-Novosti, Mikhail Klimentyev, Presidential Press Service)

Russian President Vladimir Putin attends a meeting of the Valdai International Discussion Club in the Black Sea resort of Sochi

Russian president Vladimir Putin on Friday accused the US of undermining the post-Cold War world order, warning that without efforts to establish a new system of global governance the world could collapse into anarchy and chaos.

In one of his most anti-US speeches in 15 years as Russia’s most powerful politician, Mr Putin insisted allegations that its annexation of Crimea showed that it was trying to rebuild the Soviet empire were “groundless”. Russia had no intention of encroaching on the sovereignty of its neighbours, he insisted.

 Instead, the Russian leader blamed the US for triggering both Crimea’s breakaway from Ukraine and thousands of deaths in the war in the east of the country, by backing what Mr Putin called an armed coup against former president Viktor Yanukovich in February.

“We didn’t start this,” Mr Putin said. Citing a string of US-led military interventions from Kosovo to Libya, he insisted the US had declared itself victor when the Cold War ended and “decided to … reshape the world to suit their own needs and interests”.

“This is the way the nouveaux riches behave when they suddenly end up with a great fortune – in this case, in the shape of world leadership and domination. Instead of managing their wealth wisely … I think they have committed many follies,” he told a conference of foreign academics and journalists at an Olympic ski venue near Sochi.

The speech was one of Mr Putin’s most important foreign policy statements since he surprised the west in Munich in 2007 by accusing the US of “overstepping its boundaries in every way” and creating new dividing lines in Europe.

Some commentators speculated that it reflected Moscow’s fury after US President Barack Obama recently ranked Russia alongside the Islamic State of Iraq and the Levant, known as Isis, and the Ebola virus among the top three global threats. But his tone surprised even supporters.

“Very tough about the US, first time so [tough],” tweeted Margarita Simonyan, editor in chief of the ardently pro-Kremlin RT television channel. “Our answer to B Obama.”

Mr Putin signalled he believed the US and Russia should draw a line under recent events and sit down with other big economies to redesign the system of global governance along “multipolar” lines.

While he conceded this could be a lengthy and gruelling task, Mr Putin warned the alternative could be serious conflicts involving major countries. He also evoked the danger of a new Cold War-type stand-off, saying existing arms control treaties risked being violated.

Any effort to bring the two countries together for talks, however, could be complicated by the west’s insistence that Russia’s annexation of Crimea is an illegal occupation, and by Moscow’s anger over resulting EU and US sanctions.

Mr Putin said the sanctions undermined world trade rules and globalisation, but said Russia was a strong country that could weather the measures, and would not “beg” to get them lifted.

The Russian president suggested the UN could be “adapted to new realities”, while regional “pillars” of a new system, such as Russia’s own planned Eurasian Union of ex-Soviet states, could help enhance security.

But he insisted such moves were only necessary since the US had ridden roughshod over existing rules – for example when it invaded Iraq without UN Security Council backing.

“If the existing system of international relations, international law and the checks and balances … got in the way of [US] aims, this system was declared worthless, outdated and in need of immediate demolition,” he said.

The strength of Mr Putin’s language also took US listeners aback. Addressing a question to the president after his speech, Toby Gati, a former White House official under President Bill Clinton, said she “did not recognise” as her own country the one the Russian president claimed to be describing.

Source: http://www.ft.com/

Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en septembre 2014

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Les données sur les demandeurs d’emploi sont présentées selon divers regroupements statistiques (catégories A, B, C, D, E). La plupart des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi : certains sont sans emploi (catégorie A), d’autres exercent une activité réduite courte, d’au plus 78 heures au cours du mois (catégorie B), ou une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Par ailleurs, certaines personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E).

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 432 500 en France métropolitaine fin septembre 2014. Ce nombre augmente par rapport à la fin août 2014 (+0,6 %, soit +19 200). Sur un an, il croît de 4,3 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en activité réduite (catégories B et C) s’établit à 1 695 700 en France métropolitaine fin septembre 2014 : sur un mois, il augmente de 1,1 % pour l’activité réduite courte (catégorie B, +5,9 % sur un an) et de 2,4 % pour l’activité réduite longue (catégorie C, +10,9 % sur un an). Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 5 128 200 en France métropolitaine fin septembre 2014 (5 431 500 en France y compris Dom). Ce nombre augmente de 1,0 % (+50 200) au mois de septembre. Sur un an, il augmente de 5,7 %.

Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 672 700 en France métropolitaine fin septembre 2014. En septembre, le nombre d’inscrits en catégorie D augmente de 6,9 % et le nombre d’inscrits en catégorie E augmente de 0,2 %.

Source: travail-emploi.gouv.fr

La politique de la France à la remorque de sa faillite financière

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François Fillon avait déclaré « Je suis à la tête d’un État qui n’a pas voté un budget en équilibre depuis 25 ans, ça ne peut pas durer », ajoutant, « je suis à la tête d’un état qui est en situation de Faillite ». C’était en septembre 2007. Depuis 7 longues années se sont écoulées, où en est la France ?

Charles Sannat, fin observateur de la situation économique et financière de la France n’est pas optimiste. Il explique en quelques mots la soumission totale de la France aux diktats américains ainsi:

Si nous vivons pour le moment avec des taux bas en France qui rendent le service de la dette (les intérêts à payer chaque année) supportable, c’est uniquement parce que SMS1er, le roi du mobile et accessoirement le mamamouchi en chef de notre république en déclin [comprendre François Hollande NDLR], s’aligne sans vergogne sur toutes les positions des États-Unis d’Amérique, fussent-elles contre les intérêts à long terme de notre pays mais que voulez-vous, le porte-monnaie ne peut être ignoré et si Paris valait bien une messe, éviter l’insolvabilité vaut bien quelques capitulations en rase campagne.
En clair, tant que nous sommes gentils et bien obéissants à l’égard de l’oncle Sam, ses chiens de garde financiers restent sages ou plutôt attentistes.

Pourtant, selon lui, ce répit du à la soumission complète de la France ne saurait durer longtemps encore.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire dans les Echos de lundi 20 octobre les recommandations du PDG du fonds activiste Greenlight, David Einhorn, lors d’une conférence d’investisseurs à New York. qui recommande: Pariez sur les banques grecques, et contre la France !

David Einhorm est PDG du fonds activiste Greenlight Capital, qui avait anticipé la faillite de Lehman Brothers dès 2007.
Selon ce dernier : «Les marchés obligataires considèrent la France comme l’Allemagne, alors qu’elle ressemble bien davantage à la Grèce », «La Grèce a bu la potion amère, elle a restructuré ses obligations et son économie. Elle a cessé de vivre au-dessus de ses moyens. La France, elle, semble trop fière pour se réformer», indique-t-il en dénonçant en vrac la taxe à 75%, les 35 heures et les tensions avec la Commission européenne autour du dernier budget «anti-austérité». Chiffres à l’appui, il montre que la charge de la dette payée par la Grèce, en pourcentage de leur croissance, est désormais inférieure à celle de la France. Et de poursuivre, «Si les marchés révisent le risque souverain français à sa juste valeur, le service de la dette française va devenir insupportable. C’est pourquoi nous recommandons de vendre (à découvert) « , «Les investisseurs s’inquiètent tous de la Grèce, mais ils devraient s’inquiéter davantage de la France. Le rendement des obligations françaises, tel qu’on le connaît aujourd’hui, ne devrait pas exister.» conclut-il.

Selon Charles Sannat, cette prise de position pour désagréable qu’elle soit est logique:

 « ce qui est surprenant c’est que les « zinvestisseurs » continuent effectivement encore à prêter à la France, cependant cette question vaut aussi pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même l’Allemagne qui se croit très forte mais qui va perdre un grand paquet de sa population dans les 20 ans qui viennent, va subir de plein fouet la nouvelle révolution robotique et qui se traîne tout de même elle aussi une sacrée dette. »

Les Echos ajoutent:

« Plus d’une entreprise américaine sur deux (54 %) envisage de relocaliser sa production aux États-Unis, selon l’étude publiée mercredi par le cabinet de conseil BCG. Près d’un quart d’entre eux affirment même avoir enclenché le processus de relocalisation de leur production aux États-Unis. Grâce à une énergie bon marché et une grande flexibilité du marché du travail, le pays est ainsi redevenu la destination la plus choisie (27 %) pour implanter de nouvelles usines américaines, dépassant la Chine (23 %) et le Mexique (24 %). Cette tendance devrait encore se renforcer dans les prochaines années, estime le BCG : d’ici à cinq ans, près de la moitié des forces de production américaines (47 %) devraient se retrouver sur le territoire américain. La Chine n’abritera ainsi plus que 11 % de la production des compagnies américaines vendue aux États-Unis. »

    Et Charles Sannat reprend l’air déjà connu: « La stratégie américaine ? Couler l’Europe et faire dérailler la Chine pour sauver le leadership américain…
Et il poursuit:

Lorsque vous êtes un « empire » et que vous raisonnez uniquement en terme de puissance et de leadership, vous ne voulez pas voir un concurrent sérieux émerger. Il est évident qu’une Europe politiquement et économique efficiente avec un euro qui marcherait serait un concurrent sérieux pour les USA, comme l’est une Chine prospère et qui désormais atteint des standards de qualité parfaitement « occidentaux ».
Alors donner un petit coup de pied dans tout ça et secouer le cocotier peut s’avérer une stratégie payante.
En gros, les USA exploitent à fond leur gaz de schiste pour proposer une énergie pas cher à leurs industriels qui, du coup, veulent relocaliser (bien qu’en automatisant tout donc avec assez peu de création réelle d’emplois mais c’est un autre sujet). En faisant cela, ils laminent la croissance chinoise qui reste basée avant tout sur le fait que la Chine est l’usine low cost du monde.
Ils attaquent le plus gros des maillons faibles de l’Europe, à savoir la France, ce qui aura pour conséquence de faire exploser l’euro puisque aucun plan d’aide européen ne sera suffisant et possible pour sauver la France, ce ne sont pas les Grecs qui vont payer pour nous, bien que l’inverse fut vrai. Résultat ? Dislocation de l’Europe et mort de l’euro. Avec le bazar que ne manquerait pas de créer l’explosion de la monnaie unique, les peuples européens seraient vaccinés sur plusieurs générations contre toute tentation de monnaie unique. Tout bon pour maintenir le statut du roi dollar qui se verrait apprécié, et les États-Unis verraient affluer des fonds du monde entier qui viendraient s’investir sur les bons du Trésor américain dont les taux, du coup, baisseraient même sans l’aide de la FED…
Entre-temps, on stresse un peu les Russes avec cette histoire ukrainienne, on distend les liens entre l’Europe et la Russie pour affaiblir les deux et au passage, on fait signer un beau traité transatlantique afin de pouvoir acheter de beaux actifs dont les prix seront fracassés lors de la grande crise que l’on n’aura pas manqué de créer.
Comme ce fameux traité est censé être signé en 2015… Évidemment, tout cela n’aura jamais lieu car il s’agit uniquement du délire d’un pauvre contrarien derrière son clavier qui voit le mal partout et vraiment… aucune raison d’espérer.

Peut-être serait-ce l’occasion de voir le Front National arriver aux affaires et de pouvoir juger Marine Le Pen à l’oeuvre rétablissant le Franc français ? Si nous en arrivions à ce stade, il faudrait compter le nombre de victimes de la folie euro enterrés dans les vaste cimetières de l’Union Européenne. Mais jusqu’où l’idéologie gayropéiste est-elle capable de nous entrainer ? Pas sûr que nous ayons encore touché le fond!

Emilie Defresne

Udo Ulfkotte : le Mossad a alimenté les révoltes dans les banlieues (Partie 2)

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Par Olivier Renault

Udo Ulfkotte

Udo Ulfkotte

Est-il nécessaire de rappeler qu’Udo Ulfkotte, journaliste d’investigation et auteur de nombreux ouvrages politiques, est cette personne qui a révélé au monde avoir reçu, tout au long de sa carrière, des ordres des services secrets pour écrire le contenu de ses articles dans l’illustre journal allemand, die Frankfurter Allgemeine Zeitung ? Cette personne qui dit que les médias fonctionnent sur ce modèle et non pas dans l’intérêt des lecteurs et auditeurs, car les journalistes sont éduqués à mentir.

Udo Ulfkotte écrit des livres qui ne sont pas souhaités par le pouvoir en Allemagne comme par le Ministère de l’intérieur, car la population ne doit pas être informée de l’état réel du pays. Alors qu’en France nous vivons une prise de conscience sur l’islam, Udo Ulfkotte explique que le Mossad a aussi sa part de responsabilité ou pédagogique dans la conscience collective des Français sur ce terrain. La France est, comme l’Allemagne, une colonie et un pays ayant perdu sa souveraineté, le joujou de puissances étrangères. Pour Udo Ulfkotte, l’avenir est sombre et les habitants, surtout des grandes agglomérations, seront forcément touchés par la guerre civile.

L’islam, une arme au service des globalistes et du monde de la finance ?

Udo Ulfkotte : Les Etats Unis et les Saoudiens n’utilisent pas l’islam uniquement en Allemagne mais dans le monde entier pour déstabiliser des Etats et pour que ces Etats soient occupés avec eux-mêmes. Des peuples ayant un niveau d’intelligence élevé sont immunisés contre l’idéologie de l’islam. En Corée du Sud ou à Hong Kong, l’islam n’a aucune chance. Cette idéologie n’avance que parmi des groupes d’individus ayant en moyenne un quotient intellectuel faible ou tendant à la baisse. L’islam n’est pas seulement une religion mais une idéologie qui est facilement compréhensible pour le plus stupide. C’est la recette du succès de l’islam. C’est pour cette raison que ces groupes de personnes pas spécialement intelligents se laissent manipuler comme des marionnettes. C’est ce qui se passe en Allemagne comme en Irak.

Doit-on prendre sérieusement au sérieux la création de l’Etat islamique (EI) ?

Udo Ulfkotte : Non, car derrière se trouvent des actions et des intérêts américains, saoudiens, koweïtiens et qataris. Ils ont été lancés et soutenus par l’Occident. Si les Etats-Unis et l’Arabie saoudite voulaient réellement s’en débarrasser, ils couperaient en l’espace d’une nuit leur alimentation en énergie et leur ravitaillement militaire pour les renvoyer au Moyen Âge. Mais selon toute vraisemblance on ne le souhaite pas. Ce sont des idiots utiles.

Est-ce que la démocratie a déjà existé en Allemagne ?

Udo Ulfkotte : L’Allemagne a été une démocratie après la Première Guerre mondiale à l’époque de la République de Weimar. La démocratie n’est aujourd’hui que simulée. C’est une illusion, une hallucination. L’Allemagne est une République bananière, une colonie des Etats-Unis.

Le Gender, la plastination, les migrants africains comme une chance pour l’Allemagne, Lampedusa, Hartz IV, islam, manipulation, que des valeurs inversées ? Pourquoi ?

Udo Ulfkotte : Oui, les Allemands n’ont plus de valeurs. Le système, qui était basé sur des valeurs chrétiennes, a étéintentionnellement détruit. Celui qui n’a plus de valeurs ne peut plus défendre le système de valeurs. Il n’a plus de conscience en lui même et plus d’identité. C’était exactement l’objectif. La politique sous les ordres des Etats-Unis l’a exactement appliqué.

Islamisation, pauvreté, chute de la démocratie, crise financière, corruption, des causes de la guerre civile à venir ? Ou voyez-vous d’autres causes ?

Udo Ulfkotte : Stop ! Vous nommez beaucoup de causes différentes les unes des autres. Mais le détonateur principal sera l’effondrement de l’euro, quand les Allemands vont devoir payer avec leurs épargnes les dettes incroyables d’autres Etats membres. Arrivé à ce stade on n’aura plus d’argent pour les retraités et pour les masses de musulmans qui vivent de l’aide sociale. Vous devez savoir que plus de 90 % des Libanais qui vivent en Allemagne, vivent de l’aide sociale, comme 67 % des Irakiens, de presque tous les Albanais du Kosovo, tous les Afghans, les Syriens et ainsi de suite. Si le système social s’effondre avec la prochaine crise financière, on n’aura pas seulement une bombe atomique qui va exploser ici.

Qu’est-ce-que le Mossad à avoir avec les révoltes dans les banlieues ? Est-ce qu’Israël joue un rôle dans l’islamisation de l’Europe ?

Udo Ulfkotte : Oui, le Mossad a bien sûr alimenté les révoltes dans les banlieues. Il ne l’a pas initié mais provoqué pour avoir plus d’antipathie en France contre l’islam. Parce que les Français sont pro-Palestiniens.

Quelle forme de guerre civile voyez-vous ?

Udo Ulfkotte : Seulement dans les métropoles, pas à la campagne. Mais dans les grandes villes nous allons avoir les Allemands contre les étrangers, les chrétiens contre les musulmans, les pauvres contre les riches, les chômeurs contre ceux qui travaillent, des actions violentes qui mettront tout à feu et à sang. Même l’armée ne pourra rien faire. Je n’achèterais pas une maison dans et autour d’une métropole.

CIA et services secrets allemands pas au service du peuple ?

Udo Ulfkotte : Ils ne travaillent que pour les élites, jamais dans l’intérêt de la population. Ils sont des instruments des puissants pour qu’ils puissent conserver et accroître leur pouvoir.

Pourquoi les populations africaines viennent facilement dans le pays ? Un programme ?

Udo Ulfkotte : L’explication est la suivante. Les Etats-Unis mènent des guerres pour les matières premières au niveau mondial. En conséquence on a des réfugiés en masse. Et les pays comme l’Allemagne, donc les colonies des Etats-Unis, doivent subir les conséquences des guerres faites par les Etats-Unis. C’est une manière simple de parler de l’action des Etats-Unis.

Que conseillez-vous aux lecteurs de faire ? De construire un bunker ? De stocker des armes, de la nourriture et de faire du feu avec les journaux ?

Udo Ulfkotte : Non, cela serait absurde. Moi même j’ai quitté Francfort sur le Main et ses alentours pour m’installer à la campagne. J’ai ma source d’eau, beaucoup de bétail, des oies, des canards et je suis aussi propriétaire de mon bois. Celui qui vit en Allemagne devrait avoir de bons amis à la campagne pour pouvoir y fuir le moment venu. Tôt ou tard ces nettoyages auront une fin. On peut tout recommencer à nouveau. L’Histoire signifie finalement le changement. Et dans les prochaines années nous allons avoir ici beaucoup de changements. /N

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

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