Carnage à Damas: un attentat contre des pèlerins chiites irakiens fait au moins quarante victimes

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Image de l’attaque de ce samedi 11 mars, transmise par l’agence officielle syrienne SANA © Agence officielle SANA

Un double attentat dans la vieille ville de Damas a fait ce samedi au moins 46 morts, en majorité des pèlerins chiites irakiens, une des attaques les plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre

Un double attentat dans la vieille ville de Damas a fait ce samedi au moins 46 morts, en majorité des pèlerins chiites irakiens. C’est l’une des attaques les plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre. Principale place forte du régime du président Bachar al-Assad, la capitale syrienne avait été touchée par plusieurs attentats depuis le début de la guerre en 2011, même si elle est restée à l’écart des combats qui ont ravagé les autres villes et localités du pays.

Une source du commandement de la police a déclaré que des terroristes avaient fait exploser aujourd’hui deux charges explosives à proximité du cimetière de Bab Saghir, situé entre la zone de Bab Mussalla et Bab Jabiya, ce qui y a fait 40 martyrs et 120 blessés.

Le ministère irakien des Affaires étrangères a fait état d’une quarantaine de ressortissants tués et de plus de 100 blessés.Selon le ministre syrien de l’Intérieur Mohammad al-Chaar, l’attaque a visé «des pèlerins de différentes nationalités arabes». «Le but était juste de tuer», a-t-il dit.

Un lieu de pèlerinage déjà frappé

Au cours des dernières années, plusieurs attentats sanglants ont visé Sayeda Zeinab, un haut lieu de pèlerinage chiite près de Damas. La plupart des attentats ont été revendiqués par des groupes jihadistes hostiles à l’Iran et au mouvement chiite libanais Hezbollah, principaux alliés du régime de Bachar al-Assad.

L’attaque la plus meurtrière avait eu lieu le 21 février 2016 et avait fait 134 morts, dont 97 civils. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui contrôle des territoires notamment dans l’est du pays. Ce groupe, qui avait mis la main sur de vastes territoires dans le nord et l’est du pays en 2014, a depuis perdu une grande partie de ses gains.Il fait actuellement face à trois forces autour de son fief de Raqa: les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, et une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

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