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Recep Tayyip Erdogan, le président turc. Photo © Alexander Zemlianichenko/SIPA

Le gouvernement néerlandais a décidé d’interdire l’atterrissage du vol du ministre turc des Affaires étrangères, ce samedi 11 mars, aux Pays-Bas. Recep Tayyip Erdogan, le chef d’État turc a répondu avec virulence à cette décision par une comparaison très malvenue.

« Vestiges nazis », « fascistes » ! Voici à quoi le président turc a réduit les Pays-Bas après un incident diplomatique entre les deux pays. Mevlut Cavusoglu, le ministre des Affaires étrangères, devait se rendre, samedi 11 mars, à Rotterdam, en vue d’un meeting devant la diaspora du pays sur le projet de renforcement des pouvoirs présidentiels turcs.

Mesures de rétorsion pour les vols vers la Turquie

Alors que des discussions étaient en cours entre La Haye et Ankara [sur la visite du ministre], « les autorités turques ont menacé publiquement de sanctions », a déclaré le gouvernement néerlandais. « Cela rend impossible la recherche d’une solution raisonnable (…) c’est pourquoi les Pays-Bas ont fait savoir qu’ils retiraient les droits d’atterrissage de l’appareil du ministre turc », a-t-il ajouté.

« Ce sont les vestiges du nazisme, ce sont des fascistes », a répondu dans la foulée le président turc lors d’un rassemblement à Istanbul. Et de poursuivre en menaçant : « Vous pouvez interdire à notre ministre des Affaires étrangères de voler, mais à partir de maintenant, voyons comment vos vols vont atterrir en Turquie. » L’attraction de la Turquie sur les touristes européens risque d’en prendre un nouveau coup.

 

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