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Par latribune.fr 

Dans l'hypothèse d'un second tour face à Marine le Pen, l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron l'emporterait avec 60% des voix.
Dans l’hypothèse d’un second tour face à Marine le Pen, l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron l’emporterait avec 60% des voix. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Marine Le Pen est toujours donnée en tête du sondage Opiononway-Orpi, avec 27% des intentions de vote, mais perdrait au second tour que ce soit face à Emmanuel Macron ou François Fillon, qui vient d’être mis en examen, donné troisième du premier tour.

Les affaires de Marine Le Pen et François Fillon ne font pas celles d’Emmanuel Macron. L’ancien ministre et candidat d’En marche perd un point d’intentions de vote, à 24%, en vue du premier tour de la présidentielle, selon le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio classique publié mardi et réalisé du 11 au 13 mars auprès d’un échantillon de 1.528 personnes inscrites sur les listes électorales.

Marine Le Pen, candidate du Front national (FN), est quant à elle toujours donnée en tête du premier tour, prévu le 23 avril, avec 27% des intentions de vote (stable), tandis que François Fillon est crédité pour sa part de 20% (stable) A gauche, le socialiste Benoît Hamon est à 14% et Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, à 11%, des scores identiques par rapport à l’enquête publiée lundi.

Dans l’hypothèse d’un second tour face à Marine le Pen, l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron l’emporterait avec 60% des voix et François Fillon, soutenu par la droite mais fragilisé par des ennuis judiciaires, serait élu avec 57%.

Fillon et Le Pen face à la justice

À droite, la période à venir pourrait encore être difficile. François Fillon a en effet, comme convenu, été mis en examen ce 14 mars pour « détournement de fonds publics » et de nouvelles révélations ne cessent d’être publiées dans les médias. Un article paru dans Le Parisien fait ainsi part de virements de sommes importantes des enfants Fillon à leurs parents, au moment où ils étaient employés par leur père. Le déontologue de l’Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, a par ailleurs décidé d’enquêter après les informations parues dans le Journal du dimanche qui a révèlent qu’un mécène a réglé mi-février 13.000 euros de costumes de luxe achetés pour François Fillon.

De son côté, Marine Le Pen s’est vue retirer début mars son immunité par le Parlement européen dans le cadre d’une enquête ouverte en France pour l’envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d’exécutions menées par Daech. Elle risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. La candidate frontiste est également au cœur de l’enquête sur d’éventuels emplois fictifs parmi les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, même si elle a refusé le 22 février d’être entendue par la police.

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