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Infographie   Quelles sont les conséquences de la fonte des glaces dans l’Arctique ?

L’Arctique se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale : 280 milliards de tonnes de glace y disparaissent chaque année. En raison de l’ouverture de nouvelles voies maritimes, la région revêt une importance stratégique croissante, exposée notamment à une course aux ressources naturelles. Les députés débattent aujourd’hui d’un projet de résolution qui souligne la nécessité de protéger l’Arctique face aux tensions afin de préserver au mieux son écosystème.

L’Arctique est l’une des régions au monde la plus touchée par le changement climatique. Selon les experts, la concentration en hausse de dioxyde de carbone dans l’atmosphère y a provoqué ces cinquante dernières années une augmentation de la température à la surface de 2 °C plus élevée que dans le reste du monde.
La fonte des glaces dans l’Arctique aurait des répercussions sur les écosystèmes du monde entier, notamment en raison de la montée du niveau mondial de la mer qui pourrait atteindre 50 centimètres au cours du 21ème siècle.

Dans la région, les changements climatiques ont pour conséquences l’ouverture de nouvelles voies de navigation et de nouvelles zones de pêche. L’Arctique fait de plus en plus l’objet d’une course aux réserves de gaz et de pétrole. Un nombre grandissant de touristes se rend dans les pôles chaque année et l’ouverture d’une voie maritime reliant plus rapidement l’Europe à l’Asie constitue un enjeu économique majeur.
Le projet de résolution qui sera débattu en session plénière aujourd’hui demande l’interdiction de l’extraction de pétrole et de gaz en Arctique. Les députés notent aussi l’augmentation du stationnement de forces militaires russes dans la région et l’intérêt de la Chine pour de nouvelles routes maritimes.

« L’Arctique est depuis longtemps une zone internationale de coopération constructive et demeure une région du monde où les tensions sont faibles. Nous souhaitons que cela continue ainsi. Il faut à tout prix éviter la militarisation de la zone. Par ailleurs, le respect du droit international dans l’Arctique est essentiel », explique Urmas Paet, député libéral estonien en charge du dossier au Parlement.

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