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Macron

© AFP 2017 Eric Feferberg

À moins de 40 jours de la présidentielle en France, la campagne électorale brille par la pauvreté de son contenu. Les médias parlent beaucoup des scandales au détriment des programmes. Mais il est peu probable qu’ils puissent influer sur le résultat de l’élection, selon Gilles Gaetner, journaliste d’investigation interrogé par Sputnik.

Emmanuel Macron, candidat du mouvement En marche ! à la présidentielle française, n’est pas « le candidat des médias », mais il est plutôt à la mode, ce qui ne veut pas dire qu’il remportera l’élection en mai, a déclaré à Sputnik Gilles Gaetner, journaliste d’investigation, ancien collaborateur de L’Express et auteur du livre « Les journalistes ne devraient pas dire ça. Quand la presse va trop loin… ou pas assez ».

« Je ne dirais pas que c’est le candidat des médias, je dirais plutôt qu’il y a une espèce de « Macron-mania », c’est différent […]. En fait, c’est un peu comme un acteur de cinéma ou une vedette, il bénéficie d’une cote de popularité, mais ça ne veut pas dire que les médias vont le faire élire », a indiqué M. Gaetner.

​La campagne électorale actuelle a été marquée par plusieurs scandales qui n’ont épargné personne ou presque parmi les favoris, de François Fillon, candidat de la droite et du centre, à Emmanuel Macron, en passant par Marine Le Pen, candidate du Front national, ou Benoît Hamon, candidat de la gauche.

Les révélations médiatiques se transforment en affaires judiciaires. Le candidat de la droite a été mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics, dans l’affaire dite du Penelopegate, tandis que le dirigeant d’En Marche ! fait l’objet d’une enquête préliminaire pour délit de favoritisme.

« Ce que je pense de cette campagne, c’est qu’il n’y a pas de campagne ! […] Les meetings ne convainquent que les convaincus, puisqu’il n’y a que des partisans qui sont là […]. On a des bribes, ici et là, de ce que veulent faire des candidats […]. On est dans une campagne absente », a ajouté le journaliste.

Selon lui, les médias ne sont pas à l’origine de cette situation, bien qu’ils y participent d’une manière très active.

« À chaque fois qu’il y a quelque chose de nouveau, de bizarre, de surprenant, etc. on fonce dessus. La faute des médias ? Non. Tout cela est plutôt la résultante d’un cocktail dans lequel on a du mal à se retrouver », a conclu M. Gaetner.

https://fr.sputniknews.com/

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