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Par Vianney Passot

Lurent Bouvet crédit photo: Vim/Vim/ABACA

Dans son dernier livre, La gauche zombie, chroniques d’une malédiction politique, Laurent Bouvet fait l’état des lieux de la gauche française cinq ans après la victoire de François Hollande, décrypte les raisons d’un échec historique et dresse des perspectives sombres.

Laurent Bouvet est professeur de Science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il a publié L’Insécurité culturelle chez Fayard en 2015. Son dernier livre,La gauche Zombie, chroniques d’une malédiction politique, paraît le 21 mars 2016 aux éditions lemieux. Il est l’une des principales figures du Printemps Républicain.


Votre livre «La gauche zombie, chroniques d’une malédiction politique», revient sur cinq ans de quinquennat Hollande qui ont conduit, selon vous, à un fiasco. Que reste-t-il de la gauche après cinq ans de gouvernance?

Laurent Bouvet: Il y a un paradoxe, apparent, qu’il faut souligner d’entrée de jeu. La gauche de gouvernement n’a pas rien fait pendant ces 5 ans, il y a même eu de nombreuses réformes, qu’on songe aux plus discutées: la loi Macron, la loi El Khomri, la loi Taubira, les réformes dans l’éducation nationale… Une orientation claire a même été choisie en matière de politique économique (CICE, pacte de responsabilité…). Et on peut dire qu’en matière de sécurité intérieure, notamment après les attentats, tout «angélisme» a été abandonné par la gauche, comme lorsqu’il s’est agi d’intervenir au Mali par exemple.

Mais ce quinquennat n’en reste pas moins un fiasco politique malgré ces réformes, et parfois peut-être à cause d’elles. Le chômage a considérablement augmenté depuis 2012 comme les impôts d’ailleurs ; le président sortant ne s’est pas représenté car il n’était pas en mesure de le faire sans un risque très élevé d’être balayé dès le premier tour voire dans la primaire socialiste ; le Front national est devenu le premier parti de France et sa candidate arrivera très certainement en tête du premier tour de la présidentielle avec près de 30% des voix alors qu’elle n’avait pas atteint les 18% en 2012 ; la gauche française est en miettes, le Parti socialiste lui-même, celui du président de la République, ne survivra sans doute pas en l’état à l’élection… On pourrait continuer ainsi longtemps la litanie des échecs du quinquennat, de François Hollande en particulier qui a réussi l’exploit inédit de mobiliser dans la rue à la fois la droite (sur le mariage pour tous) et une grande partie de la gauche (sur la loi travail).

On verra, plus tard, historiquement, ce qu’il restera de ce quinquennat. Mais, aujourd’hui, à quelques semaines de l’élection présidentielle, politiquement, le bilan est très nettement négatif.

Au terme de ce quinquennat, la gauche est éclatée «façon puzzle».Quelles gauches incarnent Hamon et Mélenchon? Emmanuel Macron est-il de gauche?

Ce quinquennat aura conduit, pour la gauche, à la mise à jour de ses divisions. Des divisions profondes, souvent anciennes, qui ont été révélées par les choix et les circonstances de ces cinq dernières années, qu’il s’agisse d’économie ou de «valeurs», qu’il s’agisse de la fracture entre le «oui» et le «non» au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen ou des positions des uns et des autres au regard de la laïcité par exemple.

On a aujourd’hui à travers les trois candidatures de Hamon, Mélenchon et Macron, trois orientations très différentes pour la gauche – celle de Macron se situant en partie à gauche mais pas seulement puisqu’il emprunte également à la droite et au centre du point de vue politique français traditionnel. Et ces trois orientations représentent bien une forme d’aboutissement de l’histoire récente de la gauche française, une fois les ambiguïtés levées, une fois les brumes de la fausse synthèse (contre Sarkozy en 2012) dissipées.

Mélenchon a réussi à installer sa candidature, pour la 2ème fois, à la gauche du PS, en obligeant toute la «gauche de la gauche» à se réunir derrière lui, du PCF à la gauche dite «mouvementiste». C’est une performance remarquable quand on sait combien toute cette gauche protestataire déteste la personnalisation induite par la candidature présidentielle sous la Vème République. Le problème de cette candidature, c’est qu’elle ne peut dépasser le cadre circonscrit de cette gauche extrême dans lequel elle s’inscrit, et ce malgré les efforts du candidat qui essaie de s’adresser au-delà de cet ensemble. Ainsi, la difficulté rencontrée dans cette campagne par Mélenchon sur la question de la Nation, de l’immigration et de la laïcité avec une partie de ses soutiens est-elle emblématique.

La candidature Hamon est un moment particulièrement intéressant de l’histoire du Parti socialiste. C’est en effet la première fois que son candidat à la présidentielle, qui plus est désigné dans le cadre de la procédure d’une primaires ouverte – dont on rappelle qu’elle était supposée résoudre la question du leadership socialiste et de rendre la plus efficace possible la candidature à la présidentielle… – est issu de l’aile gauche du parti. De surcroît d’une aile gauche qui a fait sécession pendant l’exercice du pouvoir par le parti ces dernières années après y avoir participé. Or ça ne marche pas. La candidature Hamon entraîne le PS vers l’une des pires défaites électorales de son histoire à l’élection majeure. Un tel décalage à gauche, voulu par une partie de l’électorat et de l’appareil socialistes, est une impasse. Il ne correspond sociologiquement qu’à une fraction du «peuple de gauche», aux caractéristiques sociologiques très particulières (métropolitaine, diplômée, issue du secteur public, plutôt écologiste, à la fois antilibérale économiquement et très libérale culturellement), en tout cas très éloignée d’une majorité potentielle (ne serait-ce que comme celle de 2012).

La candidature Macron est beaucoup plus complexe à appréhender puisqu’elle s’inscrit à la fois dans une dynamique de renouvellement en profondeur du paysage politique (au-delà des partis traditionnels, située d’elle-même simultanément à droite, à gauche et au centre…) et dans un cadre bien connu politiquement, celui d’une vision à la fois assez libérale sur le plan économique (mondialisation, construction européenne, politique de l’offre…) et sur le plan «sociétal» (valeurs, société civile, droits individuels…). Emmanuel Macron étant à la fois un pur produit du système élitaire français, par sa formation et son parcours professionnel, et un «outsider» en politique, n’ayant jamais détenu le moindre mandat électif ou une quelconque responsabilité dans une formation politique.

Nous sommes donc à un moment de crise aiguë pour la gauche française. Il est strictement impossible aujourd’hui de dire ce qui en sortira dans 6 mois. Cette incertitude qui n’est pas seulement celle de la gauche mais du pays tout entier étant à la fois très angoissante, pour le citoyen, et très exaltante du point de vue du politologue!

La gauche républicaine incarnée par Valls a-t-elle totalement disparu du paysage?

La composante républicaine de la gauche est en effet quasi-absente de cette présidentielle, au-delà de la personnalité de Manuel Valls lui-même. C’est aussi le signe d’un échec sur ce plan de la gauche pendant les dernières années. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle a disparu du paysage même si nombre de républicains de gauche auront sans doute du mal à s’identifier à l’un des candidats en présence. Que ce soit en raison du caractère libéral très marqué sur le plan culturel des candidatures Hamon et Macron, ou en raison de ce que je disais plus haut à propos de la composition de la nébuleuse autour de Mélenchon.

On peut d’ailleurs espérer, dans les semaines qui viennent, qu’une forme de «verticalité» républicaine soit davantage mise en avant dans les projets des différents candidats. Je pense tout particulièrement à Emmanuel Macron qui devra impérativement éviter d’être repoussé dans le coin libéral-libéral de l’échiquier (que l’on décrivait tout à l’heure) s’il veut affronter dans les meilleures conditions Marine Le Pen au second tour – si l’on retient l’hypothèse d’un tel second tour. Celle-ci a en effet intérêt à un affrontement frontal entre libéralisme et populisme. Elle se présentera en incarnation du peuple et de la Nation contre celui qu’elle pourra d’autant plus aisément décrire comme le candidat des «élites européennes et mondialisées» s’il n’investit pas le terrain républicain. Ce sera assurément là une des clefs du second tour.

On dit souvent qu’un quinquennat se joue dans les 100 premiers jours de présidence…

Cette idée m’a toujours paru excessive même si les 100 premiers jours impriment souvent un style à une présidence, en donnent le ton. Mais l’histoire récente des mandats présidentiels a montré que des revirements importants pouvaient avoir lieu bien au-delà des 100 jours.

Ce qui est certain, c’est qu’il faut, avec le quinquennat plus encore qu’avec le septennat, mettre en oeuvre les grandes réformes que l’on a annoncées, sur lesquelles on s’est engagé quand on arrive au pouvoir, sans attendre. L’exemple du mariage pour tous est tout à fait frappant de ce point de vue dans le quinquennat Hollande. Au lieu d’avoir fait adopter la réforme qui avait été clairement annoncée dès l’été 2012, le président de la République a choisi de la présenter plus tard, et d’une certaine manière de faire traîner la discussion parlementaire, car il lui fallait garder sa majorité soudée, derrière cette réforme symbolique, en l’absence de réforme sociale ou économique significative. Mais cette tactique dilatoire a permis à la droite de se remobiliser dans des proportions inattendues, de faire naître même tout un mouvement, puissant, dont on voit aujourd’hui les conséquences à travers la candidature Fillon. Faire renaître ainsi une droite «des valeurs» comme elle s’appelle elle-même pour gagner quelques mois d’unité de sa majorité est le signe d’un très mauvais calcul de la part du président de la République.

Le premier événement marquant sur lequel vous revenez est le fameux discours du Bourget en 2012. Selon vous, pouvait-on alors déjà voir dans ce discours les germes de l’échec à venir?

Oui et non.

Il serait bien audacieux d’affirmer que l’échec du quinquennat était tout entier lisible dans le discours du Bourget – dont il faut rappeler qu’il a été le grand moment de la campagne de François Hollande en janvier 2012, celui qui lui a permis de prendre l’avantage, définitif, sur Nicolas Sarkozy. C’était un bon discours d’ailleurs, tant sur le fond que la forme.

Simplement, c’était un discours… hollandais. Hollande y a dit à chacun ce qu’il voulait entendre. Et si beaucoup de gens à gauche ont retenu «mon ennemi la finance», c’est parce qu’ils voulaient à tout prix y croire, comme à chaque chose allant dans leur sens que leur disait Hollande. Le candidat de la gauche expliquant bien par ailleurs qu’il réduirait le déficit, qu’il n’y aurait pas de grande avancée sociale comme les autres fois où la gauche a gagné la présidentielle, etc. Il fallait tout écouter pour comprendre que Hollande ne voulait pas raser gratis, et surtout, il fallait comprendre que c’était bien lui le candidat qui accéderait à l’Elysée, et non telle ou telle autre personnalité. Chez des socialistes notamment qui le connaissaient par coeur depuis des années (il a été premiers secrétaire du PS de 1997 à 2008!), comment se fait-il qu’il y en ait eu autant pour se faire des illusions, pour se laisser avoir une fois de plus? L’antisarkozysme n’explique pas tout. Il y a aussi cette formidable scène que représente la présidentielle en France, où tous les 5 ans, tout paraît possible à nouveau.

Donc, oui, aussi, le discours du Bourget était une préfiguration des impasses et des contradictions du quinquennat à venir. Précisément parce qu’il était le meilleur discours de toute sa vie politique, prononcé au bon moment, par Hollande, le discours qui incarne le mieux ce qu’il est politiquement: l’homme d’une permanente synthèse entre les contraires, d’un rassemblement hétéroclite de gens qui n’étaient déjà pas plus d’accord entre eux en 2012 qu’ils ne le sont aujourd’hui, de promesses faites en même temps à tous qu’il sait totalement illusoires, et qu’eux-mêmes savent sans doute aussi impossibles mais auxquelles ils avaient besoin de croire. C’est à tout cela que ce quinquennat a mis fin, à l’illusion de l’unité de la gauche, et à celle de promesses intenables. Le score annoncé du candidat Hamon au premier tour est de ce point de vue très révélateur.

Quelles ont été les quelques étapes décisives, les tournants de ce quinquennat?

Il y a eu d’abord cette forme de capitulation en rase campagne de Hollande devant Merkel en juin 2012 sur le «traité budgétaire» européen. Hollande n’a rien renégocié du tout, contrairement à ce qu’il avait promis. Et ce au moment où c’était possible, car il venait d’être élu et Merkel devait affronter des élections à l’automne. Il aurait été possible non pas d’inverser la vapeur européenne mais d’obtenir quelque chose de significatif. Or… rien. Et donc, en se plaçant d’emblée ainsi dans les mains allemandes, Hollande se condamnait à lier les siennes, à ne pas pouvoir faire autre chose avec le peu de grain à moudre budgétaire que de la baisse de charges pour les entreprises et de l’amélioration de leur compétitivité, c’est-à-dire le CICE puis le pacte de responsabilité.

Deuxième ensemble, la (longue) séquence mariage pour tous, affaire Léonarda, affaire Cahuzac… qui va avant l’enchainement des élections locales, affaiblir considérablement la présidence Hollande en montrant qu’il fait de mauvais choix personnels, tactiques, alors qu’il était réputé bon tacticien. Dans cette «séquence», il remet la droite (une droite dure) en selle, la gauche perd toute emprise morale alors qu’elle a un discours plein de morale justement et il ridiculise la fonction présidentielle. L’image d’Hollande est dès lors sérieusement écornée. Et les défaites électorales à répétition qui s’enchainent ensuite seront une confirmation de toutes ces difficultés. Malgré les décisions courageuses et déterminées en matière de politique étrangère, avec l’opération au Mali notamment. L’arrivée de Manuel Valls à Matignon à la place de Jean-Marc Ayrault ne changera rien de ce point de vue, sinon que le fameux «cap» économique est désormais ouvertement assumé.

Troisième «moment», la fin du quinquennat, marquée par le terrorisme à partir de début 2015. Alors que le couple exécutif fait remarquablement face au défi terroriste et islamiste, le président de la République va décider, après les attentats de novembre, pour réaliser l’unité nationale, de proposer la «déchéance de la nationalité», au moment où va aussi intervenir la discussion sur la loi travail dite El Khomri. Ce sera le moment de la rupture avec une partie de sa majorité et de la gauche. La fin du quinquennat ne sera plus dès lors qu’un long chemin de croix, jusqu’au renoncement à se représenter, pour le président de la République.

Au-delà de la gauche, le pouvoir politique français a-t-il été touché dans son ensemble par ce que vous appelez une «malédiction politique»? Quelles conséquences pour le quinquennat à venir?

La malédiction politique concerne, dans ces chroniques, avant tout la gauche de gouvernement. Malédiction classique de cette impossibilité pour la gauche au pouvoir d’y être reconduite après une législature ou un quinquennat. Ses échecs de 1986, 1993 et 2002 sont là pour en témoigner. Cette malédiction vient de la nécessité de devoir rassembler toute la gauche ou presque pour gagner, pour conquérir le pouvoir alors qu’il est impossible de gouverner en la maintenant unie. Non seulement en termes d’appareils politiques et de personnalités représentatives mais dans l’électorat.

Concernant le pouvoir lui-même et au-delà le système politique français, on arrive à un tournant. Les partis qui ont représenté depuis des décennies (depuis 1981) l’alternance politique au pouvoir risquent en effet de ne pas se retrouver au second tour de la présidentielle cette année. Le clivage gauche-droite pouvant être remplacé par celui entre libéralisme et populisme pour le dire rapidement. C’est déjà le signe de la difficulté des partis du «système» de continuer de fonctionner normalement dans un moment historique de grands bouleversements, tant économiques qu’en termes de valeurs. Trump, le Brexit, les «démocraties illibérales» qui se mettent en place ici et là, démontrent que ces bouleversements atteignent en profondeur les équilibres politiques qui étaient de mise jusqu’ici. Il n’y a aucune raison que la France soit épargnée, d’autant que le FN y est un parti ancien et installé dans le paysage politique.

On peut voir aussi dans ce qui est en train d’arriver, la fin de l’illusion européenne pour la France, cette idée que la construction de l’Europe permettrait de projeter la grandeur nationale perdue au niveau continental, de faire de l’Europe «la France en grand», et de continuer de jouer un rôle dans le monde grâce à cet artefact. Les Français ont compris cela depuis un bon moment (2005 a minima), leurs dirigeants commencent à le comprendre même s’ils donnent parfois le sentiment de vouloir à tout prix préserver cette construction. Ce sera l’un des enjeux-clefs du scrutin d’avril-mai.

Le quinquennat à venir sera celui de tous les dangers politiquement. Le président élu n’aura sans doute pas une majorité à sa main – on a vu d’ailleurs que même avec une telle majorité a priori en 2012 les choses n’étaient pas faciles – et il gouvernera sous une forme de cohabitation avec des forces politiques qui ne lui sont pas a priori d’emblée favorables. Le tout sous la contrainte d’une opposition (imaginons que ce soit un FN plus fort que jamais…) virulente et intransigeante. L’incertitude et l’inquiétude sont de mise. Pour la première fois, me concernant, à un tel point. Et je ne pense pas être le seul, c’est le moins que l’on puisse dire. On ne peut qu’espérer qu’au fil de circonstances aussi exceptionnelles, on puisse trouver des ressorts exceptionnels, ceux dont la France n’a jamais manqué dans son histoire.

Comment imaginez-vous la gauche de demain?

Compte tenu de ce que je viens de dire, je l’imagine avec beaucoup de difficulté… En tout cas, je la vois fracturée et incapable d’être «la gauche» comme cela a pu se faire par le passé. Je «vois» donc plutôt des gauches.

Les scénarios possibles sont multiples. On peut imaginer, puisque vous me posez la questions ainsi, qu’outre un «gauche de la gauche» toujours très divisée et incapable de faire autre chose que de protester dans une grande geste pseudo-révolutionnaire et mouvementiste, il y aura une forme de nouveau (?) parti socialiste, formé à partir des restes de la gauche du PS et d’EELV, autour des thématiques développées par Benoît Hamon dans sa campagne, autour de personnalités comme Anne Hidalgo par exemple, ainsi qu’une autre formation, un parti démocrate de gauche, dont Manuel Valls pourrait prendre la tête, sur une base plus sociale-libérale et républicaine, et qui pourrait participer à une coalition présidentielle avec d’autres formations du centre et de la droite sur un contrat de gouvernement «à l’allemande».

Mais c’est là de la politique-fiction! C’est toujours passionnant mais rarement pertinent. Pour moi, le meilleur test politologique (celui qu’on peut appliquer à ce que dit un spécialiste de sciene politique), ce n’est pas la réalisation de ses prévisions ou prédictions, c’est la qualité de l’explication qu’il donne du présent, de ce qui est, plutôt que l’affirmation de ce qu’il voudrait qui soit. C’est à cette aune-là que le lecteur pourra juger de mes chroniques écrites entre 2012 et 2016, et rassemblées ici en volume.

http://www.lefigaro.fr/

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