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La dernière proposition du candidat de « En marche ! »  d’instaurer un service universel d’un mois est une absurdité. Vous n’apprenez pas en un mois à un jeune un minimum de maniement des armes; vous ne lui apprenez pas les règles de base de la protection civile (incendie, inondations, catastrophes, secourisme). Vous ne lui réapprenez pas les bases de la langue quand il ne les a pas assimilées ; Vous ne lui apprenez pas les règles minimum du vivre ensemble ; vous ne repérez pas les terroristes potentiels.

Un mois de service universel est une  proposition de démagogue. Ou on maintient le statu quo, avec un service civique volontaire élargi. Ou on instaure un service universel d’au moins  quatre mois, deux mois de formation militaire et deux mois d’initiation à la protection civile. En contrepartie les jeunes peuvent passer leur permis de conduire gratuitement. Tant pis pour le monopole des écoles de conduite aux tarifs exorbitants. Ces jeunes sont logés pendant la partie militaire et, s’ils le souhaitent, pendant la partie service civil.

Ce service est universel et ne souffre aucune dérogation, sauf cas médical avéré. Au nom du principe de l’égalité républicaine. Les jeunes peuvent choisir leur date d’incorporation entre 18 et 20 ans.

Le financement de ce service universel est obtenu à partir d’une augmentation des budgets de la Défense et du ministère de l’Intérieur. Pour encadrer ce service universel, on peut  en outre faire appel à d’anciens cadres de l’armée, de la police et de la gendarmerie à la retraite de façon permanente ou pour des missions ponctuelles. Pour  loger ces jeunes (entre 200 – 250 000 par quadrimestre), l’État doit réactiver les anciennes casernes abandonnées dans les villes moyennes et qui souvent n’ont pas encore été reconverties. La rénovation de ces bâtiments serait confiée en priorité aux entreprises locales. Leur réouverture permettrait de redonner un peu de vie aux commerces de ces villes.

En récupérant cette idée et en l’édulcorant Macron est soit incompétent – il parle de choses qu’il ne connaît pas – soit  cynique, car il sait que c’est le meilleur moyen de tuer l’idée.

Jean-Michel Quatrepoint

https://comiteorwell.net

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