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Bien sûr, François Hollande est le premier président sortant de la Cinquième République à ne même pas avoir osé se représenter. Mais il faut aussi constater qu’aujourd’hui, ces deux anciens ministres cumulent près de 40% dans les sondages, avec l’un d’eux grand favori actuellement. Même si les sondages du jour ont une valeur relative, cela n’est-il pas absolument effarant ?

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 Peuvent-il convertir le plomb du bilan et des idées en or électoral ?

Quel paradoxe incroyable, même si le candidat des dits Républicains est plombé par les affaires et ses déclarations, et même si la présence probable de Marine Le Pen au second tour pourrait l’aider à accéder à l’Elysée. Car, quand on prend un peu de distance, la situation est totalement extraordinaire. Après un quinquennat où le président sortant a battu des records d’impopularité (ainsi que de chômage), le classique mouvement de balancier politique devrait pousser à un désastre électoral de la majorité sortante. Pourtant, entre 2012 et 2017, ce qu’indiquent les très aléatoires sondages, c’est au contraire une forte chute de LR et une envolée de la majorité de François Hollande.

Bien sûr, cette envolée doit être nuancée par le fait que cette majorité est représentée par deux candidats et que son candidat officiel est au plus bas. Néanmoins, c’est tout de même l’ancien conseiller du président, devenu son ministre, qui porte aujourd’hui le maillot jaune de cette course. Et s’il a su intelligemment prendre une certaine distance avec celui qui l’a promu, il n’en reste pas moins son digne héritier, sur quasiment tous les plans, de sa synthèse libérale-libertaire molle et convenue, aux propositions qui s’inscrivent dans la continuité de ce mandat, ne faisant que poursuivre la droitisation du PS en cherchant à réaliser la feuille de route décrite par Terra Nova il y a un peu plus de cinq ans.

En somme, même s’il ne s’est pas sauvé, Hollande pourrait sauver le hollandisme en faisant de son rejeton politique son successeur, en ayant poussé la droite trop à droite économiquement, dans la droite ligne de la stratégie dessinée dès la fin 2013. Malgré tout, les surprises électorales des derniers mois appellent à la prudence, tant les électeurs semblent prompts aux surprises. Et il est possible que le maillot de favori ne porte pas bonheur à la parole en contre-plaqué tellement communiquante et convenue de Macron. Mais le simple fait que les sondages du jour indiquent encore une victoire de ce fils politique au programme de sous-secrétaire d’Etat au discours en carton pâte est incroyable.

Dans un mois, nous aurons un premier aperçu du bilan politique de François Hollande. Si jamais un de ses ministres était présent au second tour, ce serait malheureusement une forme de blanc-seing de son mandat. A moins que la bulle Macron ne dégonfle avec les débats, ce qui reste heureusement possible. Il est juste dommage que les autres principales alternatives soient aussi repoussantes.

 

http://www.gaullistelibre.com

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