A Berlin, Hamon décroche le soutien officiel du SPD

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Thibaut Madelin

Le candidat du PS à la présidentielle a rencontré ce mardi la chancelière Angela Merkel et son challenger Martin Schulz, le nouveau président du Parti social-démocrate.

Benoît Hamon a effectué ce mardi à Berlin ce qui ressemble à une escapade heureuse au milieu d’une campagne malheureuse. Après avoir été reçu pendant une heure par Angela Merkel, qui semble l’avoir séduit à sa manière, le candidat socialiste à l’Elysée, à la traîne dans , a ensuite obtenu le soutien officiel du Parti social-démocrate (SPD). Ce qui n’était pas acquis. « Depuis très longtemps, je souhaite le succès de Benoît Hamon pour (la) présidentielle en France », a insisté le nouveau président du SPD, Martin Schulz. Pour être sûr d’être bien compris, il a répété son message à trois reprises. Une mise au point utile après le soutien affiché par son prédécesseur, Sigmar Gabriel, à Emmanuel Macron.

Le soutien du SPD, qui est une référence de la gauche européenne, est un gage de crédibilité alors que le Parti socialiste menace d’éclater. Il a touché Benoît Hamon, qui l’a jugé « important et précieux « . Pour Martin Schulz, il était impensable de ne pas soutenir sa famille politique, même s’il est plus proche des idées d’Emmanuel Macron.

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L’ex-président du Parlement européen a d’ailleurs reconnu à demi-mots les différences qu’il a pu avoir dans le passé avec le député européen, « un homme de convictions profondes ». Mais, malgré le revers de son parti dans la Sarre, dimanche, il a les yeux tournés vers l’avenir : il se voit élu chancelier en septembre et Benoît Hamon, président de la République en mai.

Des points de convergences, de désaccord, mais aussi des sujets de discussions

Avant cette rencontre, le candidat socialiste avait eu un entretien avec Angela Merkel. Il en est sorti requinqué, voir charmé. « C’est une grande satisfaction d’avoir pu avoir un échange préliminaire avec la chancelière », a-t-il déclaré à la sortie. Il y a des points de convergences, des points de désaccord, mais aussi des sujets de discussions. J’en sors confiant, vraiment confiant. »

L’ex-frondeur n’a pas mis en sourdine son combat contre l’austérité mais trouvé des convergences avec la chancelière sur l’Europe de la défense, l’attitude stricte à avoir vis-à-vis de Moscou et la transition énergétique. « Comme homme de gauche », il l’a aussi félicité d’avoir pris ses responsabilités en accueillant les réfugiés, dont il devait visiter un foyer. Mi-mars, Emmanuel Macron était sorti d’un entretien avec Angela Merkel en se trouvant lui aussi « beaucoup de convergences avec la chancelière ».

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