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Emmanuel Macron ne peut s'appuyer sur un électorat solide.

Emmanuel Macron ne peut s’appuyer sur un électorat solide. – Michel Euler/AP/SIPA
Dans une enquête publiée ce lundi 28 mars par l’Ipsos, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se retrouvent en tête des intentions de vote. Mais le candidat d’En Marche ne peut s’appuyer sur un électorat très solide, contrairement à François Fillon, en troisième position ou à la présidente frontiste.

A moins de quatre semaines de l’élection présidentielle, l’électorat de droite et d’extrême droite semble plus déterminé que jamais à voter pour son champion. C’est ce qui ressort de l’étude publiée par l’Ipsos ce mardi 28 mars. Si les sondages ne président pas l’avenir – les dernières élections en Europe et aux Etats-Unis l’ont bien prouvé – ils indiquent pour autant des tendances, des comportements à un temps T, qui donnent un éclairage utile.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête…

Sur les 1005 personnes inscrites sur les listes électorales interrogées, si le premier tour de la présidentielle se tenait ce dimanche, 25% iraient voter pour Marine Le Pen, 24 % pour Emmanuel Macron, 18 % pour François Fillon, 14 % pour Jean-Luc Mélenchon et 12% pour Benoît Hamon.

François Fillon, malgré cette saga des affaires qui n’en finit plus, arrive toujours à se maintenir au dessus des 17%. Grâce à un socle d’électeurs certains de leur vote. Un élément qui a son importance et qui distingue Emmanuel Macron de Marine Le Pen et François Fillon.

… mais la moitié des électeurs de Macron pas certains de leur choix

Toujours selon l’étude, si le candidat du mouvement « En Marche » se retrouve dans le peloton de tête, 47% des sondés qui ont indiqué vouloir voter pour lui font aussi savoir que leur choix pour le premier tour peut encore changer. Un électorat très volatile. Pour le candidat socialiste c’est encore pire, ils sont 52 % à estimer pouvoir encore changer d’avis.

En comparaison, ils ne sont que 16% chez ceux qui déclarent voter François Fillon et 18% pour Marine Le Pen à hésiter. Parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 40 % s’interrogent encore. Soit un socle nettement bien plus solide. « Emmanuel Macron avec son positionnement ouvertement central et une démarche inédite de dépassement du clivage gauche/droite qui repose sur un programme au contour encore flou, capte à la fois à gauche et à droite, note Jérôme Fourquet, Directeur du Département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’Ifop. Mais cette position fait également naître de l’incertitude dans cet électorat hétéroclite avec la moitié de ses électeurs qui jusqu’au bout peuvent changer de vote et pourrait se rabattre sur un candidat plus classique. Même si l’on constate dans le dernier rolling Ifop-Fiducial pour Paris Match que la certitude de choix progresse dans les intentions de vote pour Macron. »

Benoît Hamon confirme son retard

Pour ce qui concerne Benoît Hamon, c’est le cinquième sondage, depuis le débat organisé le 20 mars sur TF1, qui confirme son recul par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Si 2 points ne permettent pas au candidat de la France Insoumise d’être assuré de se retrouver devant Benoît Hamon, cette séquence post-débat montre bien que la dynamique à la gauche de transformation est pour le moment du côté de Mélenchon. « Hamon est pris entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Une partie de son électorat est tenté de faire barrage dès le premier tour au FN, dans une élection atypique avec un vote FN très haut qui perturbe le jeu politique. L’autre se demande s’il ne doit pas faire valoir son vote de qualité et donc mettre un bulletin Mélenchon. Cette tendance risque de se poursuivre », résume Jérôme Fourquet.

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