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Le soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron a déclenché mercredi matin de très vives réactions. Les proches de Benoît Hamon dénoncent la démarche de l’ancien Premier ministre qui fait voler en éclat le pacte de la primaire.

La démarche de Manuel Valls a provoqué la colère d'Arnaud Montebourg. La démarche de Manuel Valls a provoqué la colère d’Arnaud Montebourg. (Reuters)

Mercredi matin, Manuel Valls a fait voler en éclats le pacte de la primaire de gauche en ralliant Emmanuel Macron au détriment de Benoît Hamon. Interrogé en parallèle sur Europe 1, le leader d’En Marche a « remercié » l’ancien Premier ministre de son soutien, tout en assurant qu’il serait « le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques ». Après le ralliement du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, c’est un nouveau soutien de poids pour Emmanuel Macron. Autre candidat à la primaire de gauche à avoir rallié le leader d’En Marche, François de Rugy a aussitôt salué la « cohérence » et « l’esprit de responsabilité » de Manuel Valls. Sur Radio Classique, le maire de Lyon Gérard Collomb, qui appuie la démarche d’Emmanuel Macron depuis le début, a commenté : « Chacun prend ses responsabilités. »

« Manuel, tu nous fais honte »

Parmi les soutiens de Benoît Hamon, Arnaud Montebourg a sans doute été l’un des plus critiques, au sein du PS, à l’égard de Manuel Valls quand il était à Matignon. Sans surprise, l’ancien ministre du Redressement productif a été le plus virulent sur Twitter :

En écho, Martine Aubry, qui accueille mercredi soir Benoît Hamon à Lille pour un meeting, a évoqué les leçons de la victoire de 2012, quand, éliminée au second tour de la primaire de la gauche, elle avait, elle, soutenue François Hollande :

Co-directeur de campagne de Benoît Hamon, Mathieu Hanotin a, lui, évoqué sur BFMTV une « minable tentative de sabotage ». « J’ai juste envie de dire à Manuel Valls que cette tentative de sabotage, elle ne va pas marcher ». « La campagne n’est pas finie, il reste un mois », a-t-il ajouté. Les députés PS Patrick Mennucci, Yann Galut ou encore Sébastien Denaja ont été aussi sévères :

« Triste », Cambadélis, le patron du PS, « appelle au calme »

Sur Twitter, le commissaire européen Pierre Moscovici a choisi une énigmatique citation de Léon Blum : « Les poisons sont parfois des remèdes, mais certains poisons ne sont pourtant que des poisons. »

Face à ces nombreuses réactions, souvent violentes, Jean-Christophe Cambadélis a « appelé au calme » dans un communiqué publié en milieu de matinée. « J’appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme », écrit le premier secrétaire avant d’embrayer… contre Manuel Valls : « Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron. Je combats cette position […] Emmanuel Macron ne désire aucun ralliement. » Et de marteler comme mot d’ordre : « Notre candidat est Benoît Hamon. »

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