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L’ancien premier ministre, certain de sortir blanchi de de la procédure judiciaire, a à nouveau demandé une enquête sur un livre de deux journalistes

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Le principal candidat de la droite à l’élection présidentielle française, François Fillon, s’est dit jeudi certain de sortir blanchi de la procédure judiciaire lancée contre lui-même et son épouse.

Deux semaines après son mari, Penelope Fillon a été mise en examen mardi pour complicité et recel de détournement de fonds publics, entre autres. «Je vous le dis les yeux dans les yeux ici: jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif, jamais», a-t-il déclaré sur RTL, estimant avoir fourni aux juges «des preuves matérielles, un nombre de témoignages considérables».

François Fillon a de nouveau demandé l’ouverture d’une enquête sur le contenu d’un livre de journalistes évoquant selon lui l’existence d’un «cabinet noir» à l’Elysée. Une interprétation contestée par les auteurs de l’ouvrage, intitulé «Bienvenue place Beauvau» (Robert Laffont).

«Je demande que la justice enquête sur les allégations de trois journalistes qui ont affirmé cela et qui à ma connaissance ne sont pas mes amis», a dit François Fillon. Si le Parquet ne se saisit pas de ce dossier, «nous demanderons qu’il y ait une commission d’enquête parlementaire sur cette question» après les élections présidentielle et législatives, a-t-il précisé.

Compromis avec la droite

Sur le plan politique, François Fillon a accepté la main tendue de Manuel Valls, avec qui il s’est dit prêt à échanger au nom du redressement d’une France en crise.

Dans un entretien paru jeudi dans l’Obs, l’ancien premier ministre socialiste, qui a appelé à voter pour Emmanuel Macron, évoque des «compromis» à passer avec la droite, si François Fillon entrait à l’Elysée.

«Même si François Fillon sortait vainqueur de ce combat, il faudrait aussi chercher à trouver des compromis avec la droite parlementaire», dit-il. «Sans se renier, sans gommer nos différences. Mais il faut en finir avec les dogmes. Ne plus s’enfermer dans des postures figées, politiciennes, repliées sur elles-mêmes».

François Fillon s’est dit, lui aussi, prêt à travailler avec le député de l’Essonne, tenant d’une ligne «droitière» au PS.

«J’ai toujours entretenu un dialogue constructif avec Manuel Valls», a-t-il dit. «Le pays est dans une situation très grave et tous ceux qui ont le courage de vouloir le redresser doivent pouvoir parler ensemble».

Au second tour

Interrogé sur le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, François Fillon lui a reproché de poursuivre la politique menée pendant cinq ans par François Hollande, au point de rebaptiser l’ancien ministre de l’Economie «Emmanuel Hollande».

A la question de savoir s’il appellerait à voter contre Marine Le Pen en cas de qualification de la présidente du Front national pour le second tour avec un autre candidat que lui-même, François Fillon a répondu : «Je serai au second tour de l’élection présidentielle».

Il a par ailleurs estimé que l’organisation d’un débat télévisé avec les 11 personnes dans la course à l’Elysée n’avait de sens qu’avec la participation de tous à cet exercice. «Ou il y a tous les candidats, ou le débat n’a pas de sens», a-t-il dit.

Emmanuel Macron et le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont émis des réserves quant à leur participation au débat envisagé par France 2 le 20 avril, à trois jours du premier tour du scrutin présidentiel. (ats/nxp)

http://www.tdg.ch

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