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« Pourquoi nous soutenons le programme de François Fillon pour la Justice »

TRIBUNE-Cinq anciens bâtonniers, deux professeurs de droit et un magistrat expliquent pourquoi le programme de François Fillon pour la justice a pafaitement compris les problématiques actuelles.


M. Le Vice-Bâtonnier Jean-Yves Le Borgne (Avocat au Barreau de Paris), Mme Morgane Daury-Fauveau (Professeur de droit privé, UPJV), M. Charles Prats (Magistrat en Cour d’appel), Mme. Michèle-Laure Rassat (Professeur émérite de l’Université Paris XII), M. Le Bâtonnier Jean Castelain (Avocat au Barreau de Paris), M. Maître Benoît Ducos-Ader (Avocat au Barreau de Bordeaux), M. Le Bâtonnier Dominique Mattei (Avocat au Barreau de Marseille), M. Le Bâtonnier Pascal Saint-Geniest (Avocat au Barreau de Toulouse).


Le 23 avril prochain aura lieu le premier tour des élections présidentielles.

Jamais un premier tour n’a semblé aussi décisif et pourtant, la campagne n’a jamais été aussi décevante.

Ces dernières semaines, les médias ont été exclusivement occupés à commenter la procédure judiciaire ouverte à l’encontre de François Fillon.

Mais, il ne fait nul doute pour nous que c’est pour occulter le programme de François Fillon qu’on s’en prend à sa personne.

François Fillon a tenu bon et a montré une détermination et une ténacité qui sont autant de qualités d’un chef d’Etat.

Il est maintenant temps (enfin!) de s’intéresser aux programmes des candidats.

Entre la faillite économique annoncée par le programme de Madame Le Pen, et l’absence de réforme structurelle de Monsieur Macron, qui ne propose rien de mieux que de poursuivre la politique calamiteuse de Monsieur Hollande, le sérieux et la qualité du programme de François Fillon justifient que nous nous engagions à ses côtés!

Notre parole est libre, indépendante, responsable, réfléchie!

Elle est le fruit d’une réflexion autour des enjeux auxquels fait face la France et des réponses apportées par chaque candidat.

Elle est le résultat d’une analyse approfondie des propositions de François Fillon et de l’assurance que son programme apporte des réponses concrètes et réalistes aux problèmes d’aujourd’hui et aux besoins de demain.

C’est pourquoi, nous, magistrats, avocats, professeurs de droit, soutenons la candidature de François Fillon et appelons à une forte mobilisation en sa faveur.

En matière de justice, François Fillon a parfaitement compris qu’une réforme efficace nécessite à la fois une augmentation des moyens de la Justice et des mesures fortes en terme de politique pénale: rétablissement des peine planchers, préférence pour les mesures de sursis avec mise à l’épreuve et de suivi socio judiciaire, rétablissement du caractère automatique des révocations de sursis et mise en place des sanctions rapidement exécutables comme la suspension des aides sociales, l’interdiction de séjour ou l’expulsion du territoire, ainsi que la création de 16 000 places de prison en séparant les primo délinquants des autres détenus.

François Fillon ne s’est pas contenté de s’interroger sur la réforme de la justice pénale, il propose également des mesures concrètes pour répondre aux besoins d’efficacité que réclament les justiciables.

Ainsi, il s’engage à revoir la loi dite «Macron» et à repositionner le ministère de la Justice en un «ministère du Droit» qui pourra décider, en étroite concertation avec les professions concernées, l’apport annuel nécessaire de nouveaux praticiens.

Cette vigilance nouvelle permettra de rationaliser les besoins et de répondre toujours mieux aux justiciables tout en protégeant la profession d’avocat qui souffre d’une précarisation dans de nombreux endroits.

Toujours dans une double volonté de protéger et les professionnels du droit et les citoyens, François Fillon propose deux mesures fortes: réorganiser enfin l’aide juridictionnelle pour en faire un véritable moyen d’accès à la justice tout en permettant une juste rétribution des professionnels du droit, et maintenir le maillage des tribunaux d’instance en leur donnant de nouvelles compétence relevant aujourd’hui du Tribunal de Grande Instance afin de garantir la proximité avec les justiciables.

Devant la question posée par la Convention Européenne des Droits de l’Homme et son interprétation par la Cour de Strasbourg, François FILLON reconnaît la nécessité d’étudier l’impact de ce texte sur notre droit interne et d’envisager de renégocier le cas échéant cette convention

Notre soutien est d’autant réfléchi et inflexible quel le projet Macron pour la justice verse dans la tromperie quand il propose, pour «droitiser son image», d’incarcérer, sans examen du juge de l’application des peines, tous les condamnés à des courtes peines, ce qui nécessiterait de créer 100 000 places de prison supplémentaires avec les fonctionnaires nécessaires, ce qu’il se garde bien d’expliquer!

Il est scandaleux quand il prévoit d’écarter les avocats du contentieux du quotidien.

Et il est surtout très inquiétant pour l’indépendance de la justice quand, par le biais d’une réforme totale de la carte judiciaire, il permettrait à Emmanuel Macron de changer d’un seul coup tous les procureurs et présidents de tribunaux et de cour d’appel.

Si François Fillon a si bien compris les enjeux auxquels la France fait face, c’est parce qu’il a élaboré son projet avec l’aide de la Société Civile ; cette Société Civile qui n’a cessé, depuis, de l’accompagner, de porter et de défendre son projet.

Certains candidats ont un projet créé à la hâte, par des théoriciens hors du monde réel ; d’autres, parfois les mêmes, répètent qu’on n’élit pas un Président pour son programme. François Fillon, lui, a adopté une démarche inédite, en élaborant son projet après plusieurs années consacrées à l’écoute des citoyens.

La France a besoin du projet de François Fillon. Toute autre perspective, nous conduirait à la faillite ou, à une profonde déception comme le quinquennat qui s’achève nous y a mené! Dans les deux cas, la France ne s’en remettrait pas!

C’est pourquoi, nous avons jugé qu’il était temps de s’affranchir des polémiques dilatoires et des pressions en tout genre pour nous engager très librement et appeler, haut et fort, à voter pour François Fillon le 23 avril prochain.

http://www.lefigaro.fr

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