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Le candidat d’En Marche! à l’élection présidentielle a été accueilli ce samedi 1er avril à l’hôtel de région à Marseille par l’ancien ministre LR Christian Estrosi.

Un “non ?” incrédule, suivi d’un éclat de rire. C’est ainsi que François Fillon a réagi auprès des journalistes ce matin, depuis la Corse, à la rencontre entre Emmanuel Macron et Christian Estrosi à Marseille, où le candidat d’En Marche ! tient un meeting cet après-midi.

Estrosi exprime son “respect, voire (son) amitié” pour Macron

Une rencontre qui a eu lieu à la demande de l’ancien ministre de l’Economie. “Dans ses responsabilités de président élu sur des valeurs républicaines, il reçoit tous ceux qui lui demandent et qui veulent parler de sa région, qu’ils soient du centre, de la droite ou de la gauche”, affirme l’entourage de Christian Estrosi. Mais il semblerait que cela ne soit pas qu’un “accueil républicain”, contrairement à ce qu’affirme l’entourage de l’élu LR.

En effet, ce dernier a exprimé son “respect, voire (son) amitié” pour le candidat, selon la vidéo de La Provence. De son côté, Emmanuel Macron a publié sur son compte Twitter une toute autre explication : “La priorité est de battre le Front national. Christian Estrosi a été le rempart contre eux sur ces terres. Je connais mes priorités”.

“Estrosi devrait faire attention à ce qu’il dit”

Tandis que certains se demandent si le patron LR de la région PACA annoncera prochainement son ralliement à Emmanuel Macron, son entourage se défend. “Christian Estrosi est et restera gaulliste et soutient le candidat de sa famille politique car il place la fidélité au-dessus de tout”. “Cela n’a rien à voir avec les sifflets”, ajoutent les proches de l’ancien maire de Nice.

En effet, la veille, il a essuyé des huées et des sifflets lors du meeting de François Fillon à Toulon. Pour cause, les supporters de l’ancien Premier ministre ne lui ont pas pardonné d’avoir souhaité son retrait. “Estrosi devrait faire attention à ce qu’il dit”, a commenté le candidat de la droite. Interrogé vendredi par Corse-Matin sur les “pas de côté” de certains élus à son égard, François Fillon a répondu : “Je pardonne tout cela dans la mesure où ce qui compte, c’est de gagner”.

La classe politique dénonce

De son côté, la classe politique ne s’est pas fait prier et a vivement commenté cette rencontre. Le vice-président du FN, Florian Philippot a dénoncé “le système” : “Estrosi reçoit Macron, soutenu par Valls qui veut bosser avec Gillon qui a accepté et qui prendrait bien Macron comme ministre…”, a-t-il écrit sur Twitter. En utilisant le même réseau social, Marion Maréchal-Le Pen, qui avait perdu au second tour des régionales face à Christian Estrosi, a ironisé sur le fait que le président de la région Paca était “en marche pour Macron”. Pourtant, l’élu LR a bien fait comprendre qu’il ne rejoignait pas l’ex-locataire de Bercy. Ce à quoi Marine Le Pen rétorque dans “Mes Carnets” : “Si ce n’est pas un ralliement, c’est en tout cas une belle alliance, en bonne et due forme. Les Français ne sont pas dupes, il faut cesser de les prendre pour des imbéciles.”

Nicolas Dupont-Aignan a aussi moqué sur BFMTV “deux personnes creuses comme des tambours qui se rencontrent”. « Cela fait beaucoup de bruit mais qu’est-ce-que cela apporte à la France”, a ajouté le candidat de Debout la France. Benoît Hamon, en déplacement à La Réunion, a profité de cette nouvelle pour dénoncer sur BFMTV une “campagne marquée par la malhonnêteté intellectuelle”. Selon le candidat socialiste, “on ne fait pas une politique d’Estrosi à Delanoë ou alors c’est la politique du grand n’importe quoi”.

Estrosi reçoit Macron, soutenu par Valls qui veut bosser avec Fillon qui a accepté et qui prendrait bien Macron comme ministre…

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