Fessenheim : dernier acte de bravoure de Ségolène Royal

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https://www.lesechos.fr/medias/2017/04/09/2078496_fessenheim-dernier-acte-de-bravoure-de-segolene-royal-web-tete-0211957570693_1000x533.jpgLa décision de fermer la centrale de Fessenheim a été publiée dimanche au Journal Officiel. – SEBASTIEN BOZON / AFP

La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé que le décret actant le principe de la fermeture de la centrale a été publié au Journal officiel.

« C’est dit et c’est fait », a déclaré ce dimanche Ségolène Royal sur son compte Twitter. La ministre de l’Environnement se félicite que le décret actant le principe de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ait été publié ce dimanche au Journal officiel.

« L’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim (…) est abrogée », prévoit l’article 1 du texte, mais le décret stipule que cette autorisation sera abrogée « à compter de la date de mise en service de l’EPR de Flamanville », censée intervenir fin 2018. Il mentionne aussi l’autre condition posée par le conseil d’EDF, que la fermeture « soit nécessaire pour assurer le maintien du plafond fixé par la loi », c’est-à-dire la capacité nucléaire maximum de 63,2 gigawatts fixée pour le pays.

Une déclaration très politique

En d’autres termes, si Ségolène Royal peut dire ce dimanche qu’elle a bien pris elle-même le décret de fermeture de Fesseinheim, cette déclaration reste très politique . En réalité, compte tenu des conditions posées par EDF, la centrale alsacienne pourra très bien ne pas fermer, ou bien plus tard, dans de nombreuses configurations  : si l’entrée en service de Flamanville prend du retard, si l’électricien décide de fermer une autre centrale d’ici là, ou si une autre centrale est alors indisponible pour une longue période.

Jeudi, à l’issue d’une réunion mouvementée , le conseil d’administration d’EDF a certes donné – de justesse – son accord pour qu’une demande d’abrogation d’exploiter la doyenne des centrales françaises soit transmise à l’Etat, préalable en principe à tout décret du gouvernement, mais sous conditions.

Dans les faits, et même avec le décret publié ce dimanche par la ministre de l’Energie, le processus irréversible de fermeture ne sera lancé que si ces conditions sont réunies, dans les six mois précédant la date prévue pour la fermeture effective. Soit, au plus tôt mi-2018, la mise en service de l’EPR de Flamanville étant à ce jour planifiée pour fin 2018.

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