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Un combattant rebelle devant des bus transportant des personnes évacuées la veille de localités syriennes loyalistes, le 15 avril 2017 à Rachidine, une banlieue rebelle à l'ouest d'Alep / AFP

Un combattant rebelle devant des bus transportant des personnes évacuées la veille de localités syriennes loyalistes, le 15 avril 2017 à Rachidine, une banlieue rebelle à l’ouest d’Alep / AFP

Au moins 24 personnes ont été tuées samedi lorsqu’un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé près de la ville syrienne d’Alep contre des bus transportant des civils et des combattants évacués la veille de localités pro-régime, selon un nouveau bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Le kamikaze conduisait une camionnette transportant de l’aide alimentaire et l’a fait exploser près des 75 bus » stationnés à Rachidine, secteur rebelle à l’ouest de la métropole, selon l’OSDH, précisant qu’il y avait aussi « plusieurs dizaines de blessés ».

Le correspondant de l’AFP sur place à Rachidine a vu de nombreux cadavres, certains carbonisés, notamment des enfants, et des membres arrachés jonchant le sol près de bus dévastés par le souffle de l’explosion.

Il a également vu un grand nombre de blessés et des gens pris de panique dans le secteur où sont stationnés les bus.

Avant l’attaque, les milliers de personnes évacuées des quatre localités assiégées étaient bloquées depuis vendredi en raison de désaccords les empêchant de poursuivre leur chemin.

Après leur évacuation à bord de bus, les combattants et civils de Foua et Kafraya auraient dû se diriger, via Alep, vers Damas et la province de Lattaquié (ouest), places fortes du régime.

Simultanément, et également via Alep, les personnes évacuées de Madaya et Zabadani devaient se rendre dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest).

Mais en raison de désaccords, les personnes évacuées de Foua et Kafraya étaient bloquées à Rachidine, tandis que celles parties de Madaya et Zabadani attendaient encore à Ramoussa, secteur loyaliste également à l’ouest d’Alep.

Un responsable rebelle avait indiqué à l’AFP que les différends portent sur le nombre de loyalistes armés évacués.

Au total, plus de 30.000 personnes sont censées être évacuées en deux étapes en vertu de l’accord conclu en mars.

Plusieurs fiefs rebelles ont été repris depuis un an par le régime, fort de l’appui de son allié russe intervenu militairement en Syrie en septembre 2015.

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