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« Nous avons besoin de nouvelles élections et nous en avons besoin maintenant », a déclaré mardi la première ministre lors d’une annonce surprise.

Theresa May annonçant la tenue d’élections anticipées le 8 juin.

La première ministre britannique, Theresa May, a annoncé mardi 18 avril devant le 10 Downing Street, à Londres, qu’elle comptait convoquer des élections législatives anticipées le 8 juin.

« Nous avons besoin de nouvelles élections et nous en avons besoin maintenant. Nous avons une occasion unique de le faire avant d’entrer dans le vif des négociations [avec l’UE]. »

Selon la dirigeante britannique, la tenue d’élections est nécessaire pour le bon déroulement des deux années de négociations sur le Brexit avec l’Union européenne (UE), « certaines parties étant opposées à l’action du gouvernement sur le sujet ». Theresa May, dont la popularité est au plus haut, compte tirer profit de l’extrême faiblesse des travaillistes dans les sondages pour conforter son mandat et sa majorité par le vote populaire avant de difficiles négociations sur la sortie de l’Union européenne.

A ce jour, le Parti conservateur ne dispose que d’une courte majorité de dix-sept députés au Parlement de Westminster, et le gouvernement n’est pas à l’abri d’une rébellion dans son propre camp susceptible de freiner son action.

Nécessaire aval du Parlement

La première ministre proposera mercredi au Parlement une motion allant dans ce sens et devra obtenir la majorité des deux tiers pour organiser le scrutin. L’opposition travailliste a donc en théorie le pouvoir de bloquer l’initiative, mais son leader, Jeremy Corbyn, a laissé entendre dernièrement qu’il ne s’opposerait pas à des élections anticipées.

Theresa May a activé le 29 mars l’article 50 du traité de Lisbonne ouvrant la voie à la sortie du pays de l’UE, neuf mois après le référendum du 23 juin 2016, où 52 % des Britanniques ont voté pour quitter l’Union. Arrivée à la tête de l’exécutif quelques jours plus tard, la première ministre avait jusqu’alors formellement écarté l’hypothèse d’élections anticipées, répétant qu’il n’y aurait pas de scrutin avant les prochaines législatives, prévues en 2020.

Les élections « ne changent pas nos plans de l’UE à vingt-sept », a commenté mardi un porte-parole du Conseil européen.

Lemonde.fr

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