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Le premier tour du scrutin présidentiel se tient dimanche. Mais, fait rare, beaucoup de ministres n’ont pas encore fait part publiquement de leur choix.

Les affiches d'Emmanuel Macron et de Benoît Hamon.
Les affiches d’Emmanuel Macron et de Benoît Hamon. (Sipa Press)

Le Parti radical de gauche avait annoncé soutenir Benoît Hamon, concluant d’ailleurs un accord avec le PS pour les législatives, mais son ancien président Jean-Michel Baylet a annoncé mercredi dans Le Parisien choisir Emmanuel Macron. Pour le ministre de l’Aménagement du territoire, le candidat d’En Marche est « le plus à même de tenir la ligne dans laquelle [il] se reconnaît » et « le mieux placé pour battre de candidats [qu’il] ne souhaite pas voir accéder à l’Elysée ».

Jean-Michel Baylet n’est pas le seul membre du gouvernement à avoir fait ce choix. Avant lui, Thierry Braillard (Sports), Barbara Pompili (Biodiversité) ou encore Jean-Yves Le Drian (Défense) avaient apporté leur soutien à Emmanuel Macron. Ce dernier sera même présent mercredi soir à Saint-Herblain, près de Nantes, où le candidat tient meeting.

Qui soutient qui dans le gouvernement Cazeneuve :

BONNE

Emmanuel Macron pourra également compter sur le vote de Jean-Marie Le Guen, comme indiqué par le JDD. Même si le secrétaire d’Etat (Développement et Francophonie) se fait discret : « Mon vote ne correspond pas à un désir profond et il n’y a pas non plus un désir profond d’Emmanuel Macron pour que j’en fasse l’annonce. »

Une majorité de ministres soutient Benoît Hamon

Mais si certains ont choisi de rallier Emmanuel Macron, davantage ont apporté leur soutien – pas forcément très démonstratif – au candidat socialiste, Benoît Hamon, vainqueur de la primaire fin janvier. « Je vais voter socialiste même si je n’ai pas la mémoire courte… Mais j’ai tellement critiqué l’attitude des frondeurs que je ne vais pas recourir aux mêmes pratiques », a récemment expliqué Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, à Libération.

Dans son camp, Benoît Hamon, dont la campagne s’essouffle depuis plusieurs semaines et qui est désormais le cinquième homme derrière Jean-Luc Mélenchon notamment, peut compter sur : Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belkacem, Matthias Fekl, Emmanuelle Cosse, Ericka Bareigts, Pascale Boistard, Christian Eckert, Hélène Geoffroy, Thierry Mandon, Laurence Rossignol, Christophe Sirugue, Alain Vidalies et Jean-Vincent Placé.

Malgré tout, alors que le premier tour du scrutin se tient dimanche, beaucoup de membres du gouvernement – et pas des moindres – n’ont toujours pas pris publiquement position pour l’un ou l’autre des deux candidats. A l’image de François Hollande. Parmi eux : Jean-Marc Ayrault, Bruno Le Roux, Myriam El Khomri, Ségolène Royal, Michel Sapin, Stéphane Le Foll, Marisol Touraine, Audrey Azoulay…

 

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