Macron ou Fillon : le match des soutiens bat son plein chez les patrons

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Marie Bellan

 https://www.lesechos.fr/medias/2017/04/19/2080851_macron-ou-fillon-le-match-des-soutiens-bat-son-plein-chez-les-patrons-web-tete-0211988600975.jpgEmmanuel Macron et François Fillon. – SEBASTIEN BOZON / AFP et KONRAD K./SIPA

Emmanuel Macron séduit surtout les patrons de la nouvelle économie, là où François Fillon s’appuie sur des fidèles de longue date.

Pro-Fillon ou pro-Macron ? Le débat fait rage chez les patrons, jusque dans leurs propres familles. On a vu ainsi le patron et fondateur des boulangeries Paul, Francis Holder, prendre fait et cause pour François Fillon sur Twitter (en incluant au passage un peu vite les 14.000 salariés de l’enseigne qui s’en sont très vite offusqués), alors que sa femme, Françoise Holder, fait partie des délégués nationaux du mouvement En Marche.

Même friction, cette fois au sein de la grande famille d’Axa. Henri de Castries, qui a quitté la présidence du groupe d’assurances l’an passé, fait partie du premier cercle des fillonistes, alors que son mentor et prédécesseur à la tête du même groupe d’assurance, Claude Bébéar, s’est engagé derrière Emmanuel Macron.

Chaque camp compte des soutiens de poids, mais certains se font plus discret que d’autres. Chez François Fillon notamment, la fidélité des supporters patronaux a été mis à rude épreuve avec la succession des affaires qui a émaillé la campagne du candidat des Républicains. Ceux qui sont restés sont le plus souvent des soutiens de la première heure, à l’image de Pierre Danon, directeur adjoint de la campagne de Fillon pendant la primaire de la droite et ancien président de Numéricable.

Dans cette même équipe, on compte aussi Viviane Chaine-Ribeiro, présidente du Syntec (la fédération de l’ingéniérie et des services informatique) et membre du conseil exécutif du Medef. Cette patronne, à la tête d’une entreprise de logiciels de 400 personnes, travaille avec François Fillon depuis 2013. On pourrait aussi citer Stanislas de Bentzmann, ancien président de Croissance Plus, déjà très actif pendant la primaire.

Du côté d’Emmanuel Macron, on ne s’étonnera guère de trouver une bonne partie de la French Tech et la fine fleur des patrons de la nouvelle économie. Comme Marc Simoncini, fondateur de Meetic, qui comptait déjà parmi ses fans avant même le lancement du mouvement En marche. Plus discret dans son soutien mais tout aussi influent,on peut citer Xavier Niel, le patron d’Iliad-Free. A cette liste s’ajoutent aussi des entrepreneurs tels que Denis Jacques (Edufactory) ou encore Cédric Sire (Webedia, qui compte dans son giron Purepeople ou encore Allociné).

Mais Emmanuel Macron a su aussi séduire une partie de la « vieille » économie, comme le patron de Pernod-Ricard, Pierre Pringuet, ancien rocardien et président de l’Afep (association qui regroupe les plus grands groupes français). Ce dernier vient de signer une tribune dans « Le Monde » regroupant 300 entrepreneurs et intellectuels, qui, sans appeler noir sur blanc à voter pour Emmanuel Macron, prenne clairement fait et cause pour le leader d’En Marche. Le tableau ne serait pas complet sans parler des patrons juppéistes, comme Thierry Breton, qui ont décidé de quitter la droite pour rejoindre En Marche.

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