Plus que jamais, la présidentielle de tous les dangers

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Un militaire français monte la garde près de l’Arc de Triomphe, le 20 avril 2017   © Kamil Zihnioglu

Le fait que la France se retrouve attaquée en pleine campagne présidentielle apparaissait comme un scénario politique catastrophe. Il est en train de se réaliser

Alors que quatre candidats – Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Francois Fillon et Jean-Luc Mélenchon – se retrouvent dans un mouchoir de poche et peuvent prétendre se qualifier, dimanche, pour le second tour du scrutin, la confusion ne peut que s’accroître d’ici à la fermeture des bureaux de vote dimanche soir.

Avec deux questions principales: l’influence de cette escalade sécuritaire sur le vote de droite et d’extrême droite, bénéficiaires traditionnels dans pareilles circonstances; et l’impact de ces événements sur les indécis. En moyenne, les sondages de ces derniers jours estiment que 30% des 45 millions d’électeurs français n’ont pas encore décidé d’aller voter, ou fait leur choix définitif. Un pourcentage très élevé qui, s’il diminue brutalement, pourrait considérablement modifier le paysage électoral.

L’Etat islamique n’a depuis le début qu’un objectif: précipiter la France dans une guerre de «civilisation». Nous en sommes heureusement très loin. Mais personne ne peut plus prédire ce qui se passera dans les urnes si Marine le Pen se qualifie dimanche pour le second tour. La présidente du FN a en effet objectivement intérêt à dramatiser et à surfer sur la peur engendrée par ces attentats. Les jours à venir compteront, à coup sûr, parmi les plus longs de la Ve République.

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