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Au QG de François Fillon, dans le 15e arrondissement de Paris, l’ambiance est toujours très calme. Au deuxième étage ont été installés des buffets pour les militants pour l’instant encore peu nombreux. Énormément de journalistes sont présents (600 accrédités). Plusieurs personnes refusent de leur parler: « vous nous avez craché dessus pendant des mois », lançait une personne âgée à l’entrée, alors qu’à l’intérieur un groupe refuse de répondre aux questions: « c’est à cause de vous qu’on en est là », « faites votre mea culpa ».
Vincent Legroux, élu LR des Pyrénées (66) est venu parce qu’il est « un Républicain fidèle », mais « beaucoup moins fidèle à François Fillon ». Et ce soir ? « Je reste persuadé non pas qu’il sera au second tour, mais que ma famille politique survivra ».
Chez les jeunes militants, on se dit confiant mais on reste prudent: « Pour l’instant, ça va. C’est compliqué de savoir (…) on entend tout et son contraire », déclare Hugo Zerbib, 20 ans. Pour lui le tournant de la campagne c’est le rassemblement du 5 mars au Trocadéro, quand le choix de la primaire a été « revalidé », et « qu’on a pu se reconcentrer sur le programme ».
Chloé Chouraqui, 22 ans se veut optimiste: « malgré l’incertitude on pense qu’on sera au second tour et qu’on peut gagner », dit-elle, comptant sur « les votes très serrés » et « la marge d’erreur ».

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