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Par Samuel Pruvot


Christophe Billan Christophe Billan, nouveau président de Sens Commun. ©DR

Le président de Sens Commun, Christophe Billan, réagit à chaud après l’échec de François Fillon pour lequel son mouvement a milité avec détermination. Contrairement à son candidat, il se refuse à donner des consignes de vote pour le second tour et souligne la double impasse des modèles incarnés par Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Cet échec est-il d’abord celui de Sens Commun qui a soutenu sans faille le candidat François Fillon ?

Cet échec est d’abord un échec pour notre pays. Au delà des considérations tactiques pour Sens Commun, je raisonne comme un père de famille. Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron ?

Sens Commun va-t-il être victime de la défaite de ce soir ?

Absolument pas. Sens Commun croit toujours que la France doit se recentrer sur des valeurs non monnayables. Notre famille politique ne peut nous évacuer demain ! Je suis même persuadé du contraire. Sens Commun restera dans la famille sauf attitude suicidaire à droite. Le peuple de France veut des repères et de l’efficacité. Il y a des turbulences qui ont rendu ce message inaudible durant la campagne présidentielle. Mais il correspond à ce que les Français attendent.

Voter sera un cas de conscience le 7 mai prochain ?

C’est un vrai dilemme en effet. C’est le mien. Ma réflexion commence aujourd’hui… L’abstention, le chaos ou la décomposition. Nous mesurons pleinement le danger que comportent ces deux dernières options. Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience. Nous ne voulons pas embrigader, c’est dans notre ADN à Sens Commun. Je le répète, les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l’autre la déconstruction irréaliste d‘Emmanuel Macron.

Vous avez encore l’intention de vous battre pour les législatives ?

Le devoir de la droite, pour les législatives, est de ne pas participer à une pseudo majorité présidentielle qui serait un piège. Nous avons 7 candidats Sens Commun. Il faut un maximum d’élus pour former une opposition qui pourrait devenir majoritaire.

http://www.famillechretienne.fr

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