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Henri Guaino qui refuse de trancher, Jean-Luc Mélenchon qui s’en remet au jugement des membres de la France Insoumise, en prenant le soin de renvoyer dos-à-dos les deux finalistes de la présidentielle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le front dit républicain se fissure sérieusement. Mais au fait, s’agit-il d’un front républicain ou d’un front conservateur des forces ultralibérales ?

Les contradictions révélatrices des pseudo républicains

Il était assez stupéfiant d’entendre les commentaires des plateaux de télévision dimanche soir, avec tous ces socialistes ou ces dits républicains qui appelaient presque d’un seul chœur à voter Macron pour éviter la catastrophe, ne se rendant même pas compte de l’énormité de leur discours. N’est-il pas un peu piquant de proposer de voter pour l’un des principaux responsables des politiques économiques désastreuses et impopulaires des dix dernières années ? En effet, Macron a été un des principaux auteurs du rapport Attali commandé par Sarkozy, avant de devenir conseiller puis ministre de Hollande. La catastrophe, cela a été les politiques que Macron a proposées et mises en place !

Sur les réseaux sociaux, des commentaires font réfléchir, comme cet ami, aujourd’hui engagé au sein de la France Insoumise, qui a du mal à voir pourquoi voter pour celui qui incarne les causes de nos problèmes pour se prémunir de celle qui en représente les conséquences logiques en rassemblant les victimes des politiques ultralibérales. Un autre notait de manière malicieuse que s’il fallait être prêt à faire une croix sur une partie de ses idées pour faire barrage à celles de Marine Le Pen, ne pouvait-on pas considérer qu’il faudrait être capable de faire une croix sur une partie de ses idées pour faire barrage aux idées néfastes de Macron, dont on connaît bien les conséquences…

En outre, il y avait quelque chose d’assez gênant à voir tous ceux qui nous gouvernent de manière tellement désastreuse depuis des décennies se rassembler presque comme un seul homme pour soutenir celui issu de leur camp quand il est opposé à une alternative. Comment ne pas soupçonner une forme d’oligarchie qui se défend contre le changement, finalement un réflexe conservateur et corporatiste de ces partis qui nous gouvernent depuis trop longtemps et qui veulent défendre leur pré carré ? Ce faisant, on peut aussi penser que ce rassemblement spontané clarifie également les lignes de partage politique, entre les partisans de cette globalisation ultralibérale face à ceux qui s’y opposent.

Aux régionales, j’ai souscrit au vote contre le FN dans un contexte local. Mais pour une élection nationale, face à un Macron qui incarne un concentré de toute cette pensée unique qui nous a menés là où nous en sommes et à laquelle je m’oppose depuis toujours, le raisonnement tient-il toujours, même si la campagne a confirmé toutes les limites de son opposante, comme nous l’avons vu hier ?

 

http://www.gaullistelibre.com

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