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AFP

Le bilan des raids aériens turcs contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG) dans le nord-est de la Syrie s’élève à 28 morts, selon un nouveau bilan fourni mercredi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Le bilan des raids aériens turcs (de mardi) contre le quartier général des Unités de protection du peuple kurde (YPG) est monté à 28 morts, en majorité des combattants kurdes et deux membres d’un centre de médias ».

Le porte-parole des YPG, Redur Khalil, avait fait état mardi de 20 membres des YPG tués et 18 blessés, dont trois dans un état critique, en plus de deux civils également blessés.

Cette attaque en Syrie est l’une des plus meurtrières menées dans ce pays par la Turquie.

« Nous sommes dans un combat sans merci contre le PKK », a justifié mardi le Premier ministre turc Binali Yildirim, qui considère les YPG comme un allié du Parti des travailleurs du Kurdistan, un parti séparatiste turc qualifié de « terroriste » par Ankara.

Le gouvernement « prendra des mesures pour éliminer cette menace, qu’elle vienne d’un pays A ou B », a-t-il insisté.

L’armée de l’air turque a également ciblé mardi en Irak des positions tenues par le PKK et ses alliés locaux mais au moins six membres des forces de sécurité kurdes irakiennes –rivales du PKK– ont été tués, dans ce qui semble être un accident.

Les Etats-Unis, alliés de la Turquie, se sont dits « profondément préoccupés » par ces bombardements qui ont été menés « sans coordination adéquate avec les Etats-Unis ou la coalition mise en place pour défaire le groupe Etat islamique » (EI), selon le département d’Etat.

La frappe turque est « inacceptable », ont jugé les peshmergas, et le gouvernement irakien a dénoncé une « violation du droit international et de la souveraineté irakienne ».

Elle a eu lieu dans la région de Sinjar (nord-ouest) où la minorité kurdophone yazidie avait été persécutée en 2014 par l’EI. L’ONG Fraternité en Irak a jugé ces frappes « extrêmement préoccupantes » car menées à proximité de camps de déplacés yazidis, une « population particulièrement vulnérable ».

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