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Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a annoncé vendredi qu'il avait conclu un accord de gouvernement avec Marine Le Pen et qu'il appelait à voter pour la dirigeante du Front national au second tour de l'élection présidentielle. /Photo prise le 4 avril 2017/REUTERS/Lionel Bonaventure

PARIS (Reuters) – Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a annoncé vendredi qu’il avait conclu un accord de gouvernement avec Marine Le Pen et qu’il appelait à voter pour la dirigeante du Front national au second tour de l’élection présidentielle.

« Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme », a déclaré le président de Debout la France sur France 2, quelques heures après avoir rencontré Marine Le Pen dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris. « L’enjeu c’est de sauver la France. »

« Je soutiendrai Mme Le Pen, je ferai campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi », a ajouté celui qui a obtenu 4,7% au premier tour de la présidentielle, précisant avoir eu des contacts avec les Républicains.

Il a pris pour cible l’adversaire de Marine Le Pen au second tour, le favori du scrutin Emmanuel Macron.

« Je pense que la France est à la croisée des chemins, je pense que notre pays est très mal parti, a vécu cinq ans terribles avec François Hollande et je pense qu’Emmanuel Macron est un Hollande puissance dix, fabriqué par des intérêts financiers, par des intérêts médiatiques, et que tout est fait pour l’imposer à la tête du pays », a-t-il estimé.

Son parti présentera toutefois des candidats aux législatives et ne fusionnera pas avec le FN, a-t-il dit.

Le comité national de Debout la France, réuni vendredi, s’était divisé sur son positionnement en vue du second tour de l’élection présidentielle, avait indiqué son vice-président Dominique Jamet.

« Il y a eu des discussions où tous les avis se sont opposés et à la fin on s’est séparés. Il n’y a pas de décision prise, il n’y a pas de décision commune », a-t-il déclaré à l’issue de quatre heures trente de réunion.

Nicolas Dupont-Aignan, issu de la droite gaulliste, n’a pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%, qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne.

La dirigeante du Front national n’avait pas caché lundi sur France 2 son souhait de séduire le président de Debout la France, dont elle a jugé le projet « extrêmement proche » du sien.

« Il y a beaucoup de choses qui font qu’on pourrait au moins engager des discussions. Je le souhaite. Je souhaite le rassemblement le plus large des patriotes face aux représentants de la mondialisation la plus décomplexée », a-t-elle dit.

Lors de la campagne, Nicolas Dupont-Aignan s’était montré critique envers le Front national.

Lors d’un meeting, le 19 avril, le candidat de Debout la France avait rejeté l’idée d’appeler à voter pour Marine Le Pen, soulignant que son parti n’avait jamais été xénophobe et que son patriotisme était « humaniste ».

(Emile Picy, avec Emmanuel Jarry et Cyril Camu, édité par Yves Clarisse)

http://fr.reuters.com/

 

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