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Trois CRS ont été blessés, dont un grièvement, lundi après-midi à Paris en marge du défilé syndical pour le 1er-Mai. /Photo prise le 1er mai 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) – Trois CRS ont été blessés, dont un grièvement, lundi après-midi à Paris en marge du défilé syndical pour le 1er-Mai, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Ils ont été blessés par des projectiles et des cocktails Molotov lancés par des manifestants masqués et cagoulés qui s’étaient placés en tête du défilé parisien organisé par la CGT, Force ouvrière (FO), la FSU et Solidaires entre la place de la République et la place de la Nation.

Deux CRS sont légèrement blessés, l’un au mollet, l’autre aux tympans. Un troisième a été sérieusement brûlé à la main et au visage, possiblement au troisième degré, a-t-on précisé de même source.

« Son état est très sérieux, il est en état de choc émotionnel », a dit sur BFM TV David Michaux, secrétaire national CRS de l’UNSA Police.

Quelque 150 activistes d’ultra-gauche cagoulés et masqués, « Black Bloc » et membres de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avaient pris position en face des forces de l’ordre à l’entame du cortège pour perturber la manifestation.

Ils ont jeté des projectiles sur les CRS qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un homme avait été interpellé juste avant le début des heurts pour port d’arme prohibé.

Les 150 activistes ont été isolés et encadrés par les forces de l’ordre dans le secteur de la rue de Lyon, dans le XIIe arrondissement de Paris.

Les forces de sécurité ont procédé à quatre interpellations pour port d’armes prohibé, violences à agent de la force publique et dégradations, a indiqué la préfecture.

Un petit piolet, des pavés, des sacs à dos remplis de pierres ont notamment été retrouvés par les CRS, et les banderoles de tête de cortège avaient été renforcées avec des barres de fer.

Bloqué à hauteur de Bastille, le défilé, dans lequel se trouvait notamment Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a pu ensuite repartir.

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidence de la République face à Emmanuel Macron, a réagi aux incidents sur Twitter, alors que son adversaire devait tenir une réunion publique à La Villette.

« C’est cette chienlit et ce laxisme que je ne veux plus voir dans nos rues », écrit-elle.

(Sophie Louet avec Emmanuel Jarry et Service France)

 

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