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Les entrepreneurs affronteront des adversaires redoutables. A Lyon, Gérard Collomb recompose tout à sa botte. Dans certaines circonscriptions EnMarche! a clairement choisi d’éliminer certains députés socialistes en place…

En Marche!  pour le moment investi 428 candidats

En Marche! pour le moment investi 428 candidats © Sipa Press

Qui sont les 428 candidats finalement sélectionnés (en attendant la liste complète en milieu de semaine prochaine) pour porter les couleurs de la République En Marche (REM) aux législatives ? Que signifient les choix qui ont été faits par Emmanuel Macron dans ce combat décisif pour lui assurer une majorité au cours du prochain quinquennat ? Que peut-on déduire des futures intentions politiques du chef de l’Etat avec cette liste ? Quelques éléments de décryptage…

Des trous dans la raquette

La France en Marche n’a présenté jeudi que 428 candidats. Une nouvelle liste doit être révélée mercredi. Il y a donc des circonscriptions qui n’ont pas été pourvues et qui font l’objet de beaucoup d’attention à gauche (Marisol Touraine (PS) en Indre et Loire, Stéphane Le Foll (PS) dans la Sarthe, Myriam El Khomri (PS) à Paris, etc…) et à droite (Gilles Boyer (LR) dans les Hauts-de-Seine, Thierry Solère (LR) également dans les Hauts-de-Seine, Franck Riester (LR) en Seine-et-Marne, etc…). Des trous tactiques dans la raquette. Mais d’autres apparaissent plus surprenants. Voir difficilement explicable. Par exemple, l’ancienne secrétaire d’Etat Axelle Lemaire (PS) qui avait démissionné du gouvernement pour pouvoir pleinement soutenir Benoît Hamon n’aura pas de candidats En Marche! face à elle. Les candidats des circonscriptions des Français de l’étranger avaient en effet jusqu’à vendredi soir minuit pour déposer leur candidature or aucun nom n’est apparu sur la liste LREM dans sa circonscription.

Pas de candidats macronistes non plus face à Audrey Linkenheld (PS) dans la deuxième circonscription du Nord. Un répit pour la députée sortante, autrefois proche de Martine Aubry ? Ou le signe de l’évolution politique de la députée sortante ? Emmanuel Macron s’entend très bien avec cette députée, qui l’avait accueuillie dans le Nord en septembre dernier. Gwendal Rouillard (PS), dans la cinquième circonscription du Morbihan, très proche de Jean-Yves Le Drian pourrait en revanche bénéficier du même traitement que Manuel Valls dans l’Essonne et n’avoir aucun candidat face à lui. Lies Messatfa, candidat PS aux législatives sur la 5e circonscription des Hauts-de-Seine (Clichy-Levallois), qui se dit “Macron-compatible” espère également de son côté être épargné. Tout comme Colette Neuville, dans la troisième circonscription des Pyrénnés Orientale, même si la secrétaire d’Etat est également la première fédérale du PS. Cécile Duflot (ELLV), candidate dans la 6ème circonscription de Paris, peut attendre en revanche avec fatalité la liste de mercredi.

Socialistes “Macron-compatible” versus candidats LREM

A quelques heures de décalage, mais sans doute pas pour les mêmes raisons, François Baroin et François Bayrou, ont tous les deux évoqués une “opération de recyclage du PS”. S’il est vrai que la première liste LREM publiée jeudi comporte 22 députés socialistes sortants, la sélection de la commission d’investiture du mouvement a également décidé d’écarter un grand nombre de socialistes “macron-compatible”.

Dans la deuxième circonscription de l’Ardèche, le député socialiste Olivier Dussopt aura ainsi face à lui Laurette Gouyet-Pommaret (LREM). Ancien porte-parole de Manuel Valls pendant la primaire socialiste, le député avait pourtant affirmé à plusieurs reprises son soutien à Emmanuel Macron et surtout qu’il siegerait dans le groupe de la majorité présidentielle s’il était élu. Même profil, même mésaventure pour le député Malek Boutih qui va devoir batailler contre Pierre-Alain Raphan (LREM). Malek Boutih avait pourtant fait acte de candidature formellement auprès d’En Marche! il y a quelques jours, prenant soin de remplir son dossier sur internet. Le réformateur Alain Savary (PS), dans la 9eme circonscription de Gironde, aura face à lui Sophie Mette (LREM). Juliette Méadel (PS), la secrétaire d’Etat chargée des victimes, qui avait pourtant affiché à plusieurs reprises son soutien à Emmanuel Macron, n’a pas été mieux traitée. Dans la dixième circonscription de Seine et Marne, elle va devoir affronter Stéphanie Do (LREM), énarque, ex-collaboratrice d’Emmanuel Macron à Bercy, référente du mouvement en Seine-et-Marne.

Dans le Pas-de-Calais, le conseiller départemental (UDI) et maire d’Hamelincourt Bruno Duvergé (LREM) a été investi dans la 1ere circonscription face au député sortant PS Jean-Jacques Cottel, lui aussi « macron-compatible ». Toujours dans le Pas-de-Calais, Nicolas Bays (PS), qui soutenait très ouvertement Emmanuel Macron depuis plusieurs semaines, a décidé de jeter l’éponge mercredi. Sans doute, en prévision de l’investiture contre lui de Coralie Rembert (LREM), la référente du mouvement pour le département. Dans la 1ere circonscription de la Somme, la secrétaire d’Etat Pascale Boistard (PS), très proche de Manuel Valls, même si elle s’est désolidarisée de la tentative de l’ancien Premier ministre de bénéficier de l’investiture d’En Marche!, affrontera Nicolas Dumont (LREM), ex-maire PS d’Abbeville. Dans la première liste publiée il y a quelques semaines, Luc Belot (PS), avait déjà vu s’imposer dans sa circonscription, Mathieu Orphelin (LREM), proche de Nicolas Hulot. “C’est un candidat parmi d’autre. Ici, personne ne le connaît. J’assume ma fidélité au PS tout en étant 100 % Macron compatible. Je serais dans la majorité présidentielle”, assure aujourd’hui Luc Belot.

Socialistes contre ex-socialistes

L’exemple emblématique de ces combats fratricides va se dérouler dans la première circonscription du Nord, où Christophe Itier (LREM) va affronter François Lamy (PS), premier lieutenant de Martine Aubry. Christophe Itier est bien connu des socialistes locaux, puisqu’il avait dirigé sans grand succès la campagne Pierre de Saintignon, candidat PS aux régionales. Il avait depuis quitté le PS mais à travers la direction de l’association spécialisée dans la protection de l’enfance, La Sauvegarde du Nord (1 500 salariés, 35 000 bénéficiaires), il bénéficie encore de solides appuis à gauche. A tel point que dans l’entourage de Martine Aubry, on soupçonne la fédération PS, qui n’est plus du coté de la Maire de Lille, de le soutenir en sous-main. D’autant que si François Lamy emportait l’élection, il pourrait logiquement se présenter à la Mairie de Lille.

Dans la 3e circonscription du Nord, Christophe Di Pompéo (LREM) conseiller PS de Maubeuge et ancien vice-président à la Région va affronter Rémi Pauvros (PS), le député-maire sortant de Maubeuge. Quitte à favoriser le FN. Ces combats qui traversent le PS débordent du Nord. Ainsi, Gaspard Gantzer (LREM) , ex-conseiller en communication de François Hollande, se présente dans la deuxième circonscription d’Ille-et-Vilaine face à la socialiste Gaëlle Andro.

Mais dans le Nord, la liste des candidats LREM est symbolique d’un PS local en plein désarroi, depuis la présidentielle mais aussi depuis les élections régionales. Un certain nombre de députés socialistes sortants ne se représentent pas mais ils ont choisit de passer le témoin à des candidats… labellisés LREM ! La rue de Solférino a-t-elle les moyens d’investir en urgence de nouveaux candidats d’ici le 19 mai ? C’est le cas de l’ancien ministre Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne-sur-Mer, qui décidé mercredi dernier de ne pas se représenter. La 5ème circonscription n’a donc plus de candidats socialistes, mais un nouveau candidat LREM, Jean-Pierre Pont. Même configuration dans la quatrième circonscription de l’Eure ou François Loncle (PS) ne se représente pas. Son ancien suppléant, Bruno Questel (LREM) a reçu l’investiture d’En Marche!. Dans le Nord, dans la 8eme circonscription, Dominique Baert (PS) député-maire de Wattrelos a également indiqué mercredi dernier qu’il ne se représentait pas. C’est Catherine Osson, adjointe au maire PS de Wattrelos, conseillère départementale, et ex-compagne de Dominique Baert, qui bénéficie depuis mercredi de l’investiture LREM.

Dans la 7e circonscription du Val-de-Marne (Chevilly-larue) , le député PS sortant Jean-Jacques Bridey a obtenu l’investiture LREM. Il connaît très bien le candidat investi pour la 6e circonscription (Fontenay-sous-Bois) … Guillaume Gouffier-Cha n’est autre que son collaborateur parlementaire.

Plusieurs OVNIS, qui cherchent à atterrir

Ce sont les personnalités les plus visibles de la fameuse société civile qu’Emmanuel Macron a promis de faire entrer massivement à l’Assemblée nationale. Parmi elles, Cédric Villani, 43 ans, en est la meilleure incarnation. Mathématicien, professeur à l’Université Claude-Bernard de Lyon, directeur de l’Institut Henri-Poincaré, membre de l’Académie des sciences et du conseil scientifique de la Commission européenne, il a reçu en 2010 la médaille Fields, l’équivalent du Prix Nobel de mathématiques. De plus en plus impliqué ces derniers temps dans le débat public autour des questions d’éducation et d’enseignement, il a soutenu publiquement Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle après avoir été président du comité de soutien à Anne Hidalgo pendant la campagne des municipales à Paris. Le voici désormais investi candidat aux législatives pour LREM dans un territoire qui sied à son profil. La 5e circonscription de l’Essonne comprend en effet le plateau de Saclay, où se situe l’un des pôles scientifiques et technologiques les plus dynamiques du pays. L’université Paris-Sud, l’IUT d’Orsay et l’Ecole polytechnique se trouvent également dans cette circonscription.

S’il dispose d’un bon capital sympathie dans la communauté scientifique, Emmanuel Macron dispose en revanche de peu de relais au sein des forces de sécurité. C’est sans doute l’une des raisons qui ont présidées à l’investiture de Jean-Michel Fauvergue dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne, dont le député sortant est le socialiste Eduardo Rihan Cypel. Novice en politique, Jean-Michel Fauvergue est connu pour avoir été le patron du RAID, l’unité d’intervention de la police nationale, de 2013 jusqu’en mars 2017. Il a rejoint En Marche ! peu de temps après. Le grand public se souvient surtout de lui pour le couac de communication qui a suivi l’assaut à Saint-Denis après les attentats de novembre 2015. Avec près de 40 ans de carrière dans la police, sa candidature aux législatives fait de lui l’une des figures de la politique antiterroriste du futur président.

Face au sortant Gilbert Collard (RBM) dans la deuxième circonscription du Gard, c’est l’ancienne « rejoneadora » (torera à cheval) Marie Sara qui portera les couleurs de LREM. « Le président de la République me l’a demandé », a expliqué celle qui, à 52 ans, est aujourd’hui à la tête des arènes des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Mont-de-Marsan.

Dans ce tableau des candidats issus de la société civile, on retrouve également deux anciens magistrats : Eric Halphen et Laurence Vichnievsky. Tous deux juges d’instruction dans une autre vie, ils se présentent respectivement dans la deuxième circonscription du Calvados et la troisième du Puy-de-Dôme. Connu pour avoir joué un rôle de premier plan dans les années 1990 avec l’affaire des HLM de la ville de paris, Eric Halphen a vécu un premier engagement politique auprès de Jean-Pierre Chevènement. Membre d’EELV puis du Modem, Laurence Vichnievsky a connu plusieurs terres d’élection, d’abord en PACA où elle fut conseillère régionale de 2010 en 2015 et désormais en Auvergne-Rhône-Alpes. Avec Eva Joly, elle a instruit plusieurs grands scandales de corruption dans les années 1990 comme l’affaire Elf, l’affaire Dumas ou encore celle des frégates de Taïwan. Ces deux personnalités font naturellement écho aux propositions d’Emmanuel Macron en matière de moralisation de la vie publique, un sujet également au centre de l’alliance avec François Bayrou.

Une affaire de famille

Dans la liste du LREM, quelques candidats sont tombés dans le chaudron tout petits. Ainsi Jean-Noël Barrot, fils de Jacques Barrot, qui fut longtemps l’une des figures de la démocratie chrétienne en France, dirigeant du CDS (Centre des démocrates sociaux), une composante de l’ex-UDF. Cet universitaire, professeur d’économie, n’est pas investi sur les terres paternelles de Haute-Loire – circonscription aujourd’hui tenue par Laurent Wauquiez – mais dans 2ème circonscription des Yvelines.

La 5e circonscription des Pyrénées-Atlantique a été confiée à Florence Lasserre. Cette élue municipale Modem est la fille de Jean-Jacques Lasserre, actuel sénateur UDI des Pyrénées Atlantique et président du Conseil départemental. C’est aussi l’épouse de Nicolas Hulot. Dans la 2e circonscription du Var, Cécile Muschotti, encartée au PS et connue pour avoir organisé des “marches en short” après l’agression d’une jeune fille à Toulon en 2016, est la fille de Mireille Peirano, ex-secrétaire départementale du PS. Dans la 4e circonscription de l’Oise, le fief d’Eric Worth, la candidate Emmanuelle Bour-Poitrinal est la soeur de l’ex-PDG d’Unibail-Rodamco Guillaume Poitrinal. Cette ancienne de France-Galop fut aussi présidente des Haras nationaux. Enfin, Tiphaine Auzière, la belle fille d’Emmanuel Macron a été désignée suppléante du candidat LREM, Thibault Guilluy, dans la 4eme circonscription du Pas de Calais. Thiphaine Auzière s’est fortement investie dans la campagne, créant notamment un comité En Marche ! à Saint Josse, la ville du Pas-de-Calais où elle réside.

Les entrepreneurs lancés dans les combats les plus durs

Au sein de la famille société civile, ils incarnent les vrais de vrais : les entrepreneurs qui n’ont jamais effectué de véritables mandats (hormis pour certains un siège dans des conseils municipaux) et qui se lancent pour la première fois dans la course à la députation. Certains ont clairement hérité de situations très compliquées. Comme Bruno Bonnell à Villeurbanne : le serial entrepreneur, ex-fondateur d’Infogramme affrontera l’ancienne ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem. Un combat moins déséquilibré qu’on ne pourrait l’imaginer, cependant car Bruno Bonnell préside le conseil d’administration de l’EM Lyon où il a instauré une véritable révolution dans le monde de l’enseignement supérieur en cassant les codes traditionnels grâce à l’outil numérique.

Autre patron(ne) jeté(e) dans l’arène : Corinne Versini, PDG de Genes’Ink et militante de l’UPE 13 (le Medef marseillais) affrontera, dans la 4ème circo des Bouches du Rhône Patrick Menucci (PS) et Jean-Luc Mélenchon. Après avoir oeuvré dans les biotechnologies et les nano technologies elle développe aujourd’hui une entreprise spécialisée dans les encres électroniques. Autant dire qu’elle a deux siècles d’avance sur ses concurrents. Mais les politiciens à l’ancienne seront quand même difficiles à battre.

La tâche ne sera pas simple non plus pour le jeune Guillaume Dekoninck, 28 ans, dans la 5e circonscription du Nord. Si Emmanuel Macron y est arrivé en tête du second tour avec 57,86% des voix, le jeune entrepreneur, cofondateur en 2016 de la société Pleurette (envoi de kit de pleurotes à faire pousser chez soi), trouvera sur sa route le député Sébastien Huygues (LR), tombeur de Martine Aubry en 2002. Diplômé de l’Institut de gestion sociale (IGS) de Paris, Guillaume Dekoninck n’est pas totalement novice en politique puisqu’il est est conseiller à la mairie de Wavrin depuis avril 2014 et était le référent du Mouvement EM! pour la 5e circonscription du Nord.

Face au député sortant LR de la 4e circonscription du pas de -Calais, Daniel Fasquelle, on trouve Thibault Guilluy. A 40 ans, ce jeune chef d’entreprise a aussi le président d’Ares, un groupe d’entreprises d’insertion créé en 1991 et dont la vocation est de favoriser l’insertion de personnes en grande exclusion. A Paris, l’attention se concentrera sur Mounir Mahjoubi (16e circonscription de Paris) face à Jean-Christophe Cambadélis (PS). Il n’est pas seulement l’artisan de la campagne numérique d’Emmanuel Macron (et de celle de François Hollande en 2012). Il est aussi le fondateur de French Bureau, une start-up française spécialisée dans le conseil, qui promeut des pratiques responsables dans le domaine de la mode.

Globalement, les entrepreneurs qui ont été alignés derrière la barrière République en Marche sont sans surprise largement issus de l’économie numérique. Un exemple: dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, la jeune Prisca Thévenot, 32 ans, créatrice d’applications mobiles, affrontera Marie-Georges Buffet ( France Insoumise/PCF). Mais on note la présence de quelques libéraux (juristes, notaires, avocats) de plusieurs représentants du monde agricole ou viticole et de quelques rares artisans (comme le coiffeur Guy Salomon dans la 6ème circonscription du Bas-Rhin). En revanche le monde de l’industrie stricto sensu n’est pratiquement pas représenté. Sauf peut-être dans la 1ère circonscription des Pyrénées Orientales, Romain Grau (UDI), qui a reçu l’investiture LREM, dirige EAS, une entreprise de maintenance aéronautique qui emploie près de 250 personne. Avocat d’affaires, il a la particularité d’en avoir pris la tête alors que l’entreprise a traversé de grandes difficultés, en 2013 et 2014, ce qui s’était traduit par la disparition d’une quarantaine d’emplois. Romain Grau est un famillier d’Emmanuel Macron qu’il a connu à l’ENA (Promotion Leopold Sengor, 2002-2004).

Une cuisine Lyonnaise

A Lyon, le renouvellement politique d’En Marche, s’est effectué sous la direction de Gérard Colomb aux fourneaux. Ce sont les proches du maire de Lyon, l’un des premiers grands élus à avoir rejoint Emmanuel Macron, qui ont été investis LREM. Ainsi Thomas Rudigoz (LREM) le maire du 5 arrondissement, là où réside Gérard Collomb, a été préféré au secrétaire d’Etat au Sport, Thierry Braillard, le député sortant PRG qui n’avait pourtant pas ménagé son soutien à Emmanuel Macron. Le secrétaire d’Etat, qui maintient sa candidature, a peut être été soupçonné par l’entourage du maire de Lyon de viser aussi les municipales de 2020. Hubert Julien-Laferrière, fidèle soutien du maire de Lyon depuis de nombreuses années, a été investi dans la 2ème circonscription. Dans la 3ème circonscription, c’est Jean-Louis Touraine (PS) qui a bénéficié de l’investiture LREM.! A 71 ans, ce médecin très respecté, n’est pourtant pas le symbole du renouveau. Il va tenter d’effectuer un troisième mandat de député après avoir été maire du 8e arrondissement pendant plusieurs années. Dans la 4e circonscription, c’est l’adjoint au maire Anne Brugnera, (PS) qui portera les couleurs LREM. De quoi faire grincer des dents, non seulement au Modem, mais aussi dans les rangs des marcheurs, certains parlant de véritable “verrouillage”.

http://www.lopinion.fr

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