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Retour sur les manifestations organisées jeudi 18 mai, par l’intersyndicale du ministère du Travail devant la Direccte d’Ile-de-France. Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du Travail, n’a pas donné suite aux demandes de rencontre envoyées par les représentants syndicaux.   

par Amandine Nilles  

La ministre du Travail refuse de rencontrer ses troupes

© CGT

Dans le cadre d’une journée nationale d’action contre la suppression de postes, des agents du ministère du travail ont manifesté devant la Direccte d’Ile-de-France jeudi dernier. Auparavant, 150 inspecteurs du travail et quelques travailleurs sans papier s’étaient rassemblés à Bobigny puis à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis (93).

L’intersyndicale du ministère du Travail (CGT, SUD, FO, CFDT, UNSA, FSU et CNT) demandait le « retrait du plan de suppression de postes et des recrutements à la hauteur des besoins. » Les militants, parmi lesquels on notait de nombreux cégétistes et des adhérents de SUD, ont investi les locaux de la Direccte pendant sept heures.

Objectif, obliger la directrice régionale à entamer une discussion devant leur assemblée. Ils ont également menacé de rester sur place tant que Muriel Pénicaud, ministre du Travail fraîchement nommée, ne « se serait pas déplacer pour entamer une négociation. »

Réduction d’effectif

Dans ce climat tendu, tout le monde attendaient un mot de la nouvelle locataire de la rue de Grenelle. En vain. Contactée par l’AFP, celle-ci n’a pas souhaité donner suite. Les inspecteurs du travail n’ont pu que « constater que la ministre ne comptait pas répondre à leur invitation, ni leur accorder un rendez-vous ultérieur. »

Les syndicats attendent cependant des solutions pour palier au manque de recrutement, à l’augmentation des charges de travail et au redécoupage territorial. Depuis 2009, « les effectifs ont été réduits de près de 20%. Début mai, le ministère a annoncé une réorganisation de ses services prévoyant 150 suppressions de postes d’ici à 2018 », affirme Julien Boeldieu, inspecteur du travail dans le 2ème arrondissement parisien et secrétaire national de la CGT.

Suppression de postes

Sur 82 postes en Seine-Saint-Denis, seuls 73 sont pourvus. La Direccte d’Ile-de-France indique qu’une réorganisation est en discussion. « Sous couvert d’un redécoupage territorial, ce sont d’ores et déjà quatre postes qui vont être supprimées dans ce département. Et pour l’occasion, quatre sections vont disparaître », dénonce  Julien Boeldieu.

Les syndicalistes se disent « déterminés à amplifier leur action, jusqu’à ce que les suppressions prévues soient abandonnées et les postes pourvus en nombre suffisant. »

http://www.wk-rh.fr

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