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La chambre de l’instruction a annulé la mise en examen de Philippe Pemezec dans l’affaire dite de l’emploi fictif au ministère du Logement. LP/Jérôme Bernatas
Valérie Mahaut avec Ariane Riou

Un temps soupçonné d’avoir bénéficié d’un emploi fictif, le maire LR et candidat aux législatives vient d’être blanchi par les juges.

La décision tombe à pic pour Philippe Pemezec. Le maire (LR) du Plessis-Robinson et candidat aux prochaines législatives vient de se débarrasser d’un fardeau : celui de sa mise en examen dans l’affaire dite de l’emploi fictif au ministère du Logement. Ce vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles (Yvelines) a purement et simplement annulé la mise en examen de l’élu pour « détournement de fonds publics, complicité et recel ».

Il faut comprendre que les éléments recueillis au cours de l’information judiciaire ne confirment pas l’existence d’un emploi de complaisance et qu’il a donc assumé la mission que lui avait confiée Christine Boutin, alors ministre du Logement, en 2008. A l’époque, Philippe Pemezec venait de voir son élection à l’Assemblée nationale invalidée. Sur la requête de son ennemi juré, Philippe Kaltenbach, alors maire PS de Clamart, le Conseil constitutionnel avait rejeté les comptes de campagne de Pemezec au motif qu’il avait installé sa permanence électorale sur le domaine public sans payer de redevance.

Le scrutin annulé, le siège de député perdu, le maire du Plessis-Robinson avait décroché, avec l’aide de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, un poste de chargé de mission au ministère de Christine Boutin. Pour une rétribution mensuelle de 5 400 €, donc quasiment équivalente à l’indemnité parlementaire qu’il ne toucherait plus. Trois ans plus tard, une opposante socialiste avait fait un signalement au parquet de Nanterre, qui avait ouvert une enquête préliminaire puis, en 2013, une information judiciaire. Pas moins de trois juges d’instruction avaient été chargés de mener les investigations sur cette affaire pourtant pas très complexe. Cela n’a pas accéléré la procédure pour autant puisque Philippe Pemezec a été mis en examen en 2016…

« M. Pemezec était très serein. Il est maintenant lavé de tout soupçon », commente brièvement son avocat, Me Jean-Marie Viala. Dans l’entourage de l’élu, on rapporte la même sérénité de Pemezec sur l’issue du dossier. Tout en se montrant soulagé par la décision de la cour d’appel rendue en ce début de campagne. « C’est très bien que cela arrive maintenant, pour faire les mauvaises langues et que chacun fasse campagne sur le fond et pas à coups de propos venimeux », commente pour sa part le secrétaire départemental des Républicains, Roger Karoutchi.

  leparisien.fr

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