Tombe du Général : leur indignation surjouée sonne faux !

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Les indignés d’aujourd’hui s’attachent-ils à susciter le respect pour ce qui est sacré ?
 
Christian Vanneste  Homme politique, Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre
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 Comme d’habitude après des événements choquants, des torrents d’indignation ont été déversés de tous côtés en réaction à la profanation de la tombe simple et austère du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises. On s’est plu à souligner que cette dégradation avait lieu le jour de commémoration de la création du Conseil national de la Résistance, le 27 mai 1943. Cet acte indigne, honteux, qui insulte la France, doit être sanctionné. Tout cela est juste, et en même temps sonne faux. Il est possible que ce vandalisme n’ait même pas de signification politique, malgré la date. Les politiciens qui se sont précipités pour pondre leurs réactions ont avant tout pensé à ne pas être absents des revues de presse, et chacun y est allé de sa formule ronflante et de sa citation ciselée, voire même d’un début de polémique déplacée.

Une tombe familiale, chrétienne a été profanée. Le symbole religieux, la croix, qui la surmontait a été abattue. De Gaulle était l’homme à la croix de Lorraine qui symbolisa la libération de la France, et c’était aussi un catholique fervent qui ne le cachait pas, même s’il ne mélangeait pas les genres.

Qu’un homme soit aussi peu conscient de la médiocrité et de la bêtise qu’il y a à s’en prendre à une tombe, de la profonde stupidité qui s’y ajoute lorsque c’est celle de l’homme du 18 juin, ne peut que susciter de la tristesse et du mépris. Le coupable n’a nullement atteint la France, ni même le général de Gaulle. Ce qu’il a fait ne se situe pas à leur niveau.Quant à ceux qui ont surjoué l’indignation en série, ils devraient s’interroger sur le véritable problème que suscite un tel comportement. Le sens du sacré est indispensable à la cohésion d’une société, d’une nation. Certes, c’est à la fois le sacré religieux et le sacré patriotique qui ont été d’un coup profanés, mais les indignés d’aujourd’hui s’attachent-ils à susciter le respect pour ce qui est sacré ? Ne sont-ils pas les principaux responsables de la confusion des valeurs et des idées qui mine notre pays ? Le général de Gaulle a incarné la dignité du pouvoir légitime. Il n’a vécu, compris ou non, qu’au service de ce qu’il croyait l’intérêt supérieur de la France. La grandiloquence des professionnels de la politique prêts à tous les calculs et revirements pour poursuivre leurs carrières devrait se faire plus modeste et céder la place à une exemplarité sans faille et à une retenue plus digne dans les propos. Ce serait là un hommage plus authentique au fondateur de la Ve République. Dans trois semaines, le 18 juin, ce sera l’occasion de rappeler ce qu’a été de Gaulle : un Français qui a ramassé l’honneur de la France dans la boue où l’avaient jeté les politiciens opportunistes, et qui l’a conduit, régénéré, en vainqueur à la capitulation des ennemis.

 

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