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F-16

© AP Photo/ Hellenic Air Force

La coalition n’a aucun intérêt à faire obstacle aux forces progouvernementales syriennes mais se réserve le droit de frapper tous ceux qui représentent une menace.

Le département de la Défense des États-Unis a reconnu vendredi que les militaires américains n’avaient pas les pouvoirs licites d’empêcher aux troupes progouvernementales en Syrie d’agir dans certaines zones du pays.

« Ces zones de prévention de conflit ne sont pas des zones exclusives. Il n’y a aucun fondement licite pour qu’on puisse dire : « Personne ne peut entrer ici. Ceci ne relève pas de nos pouvoirs » », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis.

En même temps, il a rappelé que les États-Unis et leurs alliés se réservaient le droit d’effectuer des frappes sur les forces qui « représentent une menace pour nous ». C’est justement sur cet argument que le Pentagone fonde les frappes de la coalition sur les forces progouvernementales à At-Tanf, dans le sud de la Syrie.

Et de préciser que les États-Unis délimitaient ces « zones de prévention du conflit » dans un rayon de 55 kilomètres du lieu de leur emplacement ou celui de leurs alliés.

M. Davis s’est toutefois abstenu de préciser à Sputnik combien de zones de ce genre dénombrait-on en Syrie.

Plus tôt, le Pentagone avait annoncé qu’il n’avait pas de lien entre les zones de désescalade, débattues à Astana, et les zones de prévention de conflit.

Rappelons que jeudi la coalition dirigée par Washington a porté une frappe contre les forces progouvernementales près d’At-Tanf, en Syrie. La frappe a détruit un char et des pièces d’artillerie qui, selon le porte-parole de la coalition Ryan Dillon, ont pénétré dans la soi-disant « zone de prévention de conflit » et représentaient une menace pour les forces de la coalition. C’est la troisième frappe effectuée dans cette région depuis le 18 mai.

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