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Il y a un an, il soutenait qu’il fallait « aller plus loin que la loi El Khomri ». Malheureusement, avec son élection, cela va devenir une réalité, avec les projets dévoilés ces derniers jours, à contre-temps complet de notre évolution économique, une loi qui profitera à des multinationales qui n’en ont pas besoin. Un projet à garder en tête avant d’aller voter dimanche pour les législatives.

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En marche pour l’oligarchie antisociale

Macron n’en avait malheureusement pas fait mystère : son projet est directement dérivé des demandes des plus riches et des multinationales. Comme Fillon, il était un candidat approuvé par le Medef, entre baisse de l’impôt sur les sociétés et nouvelle vague de réforme du code du travail. Cette réforme, est, en soit totalement effarante. De 2002 à 2012, la droite au pouvoir s’était limitée aux accords dits de compétitivité et à la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais pendant cinq ans, ce qu’on appelle curieusement le Parti Socialiste a organisé la plus grande déconstruction des droits sociaux, entre travail du dimanche et loi travail. Mais pour le Medef et Macron, ce n’était pas assez…

Ce nouveau projet propose d’aller plus loin que la loi de l’équipe précédente sur plusieurs dimensions : une réduction des indemnités prudhommales, un moyen de réduire le coût du licenciement pour les entreprises, et un nouvel encouragement légal aux accords d’entreprises, dont on a pu voir dans le passé que c’est toujours le moyen de revenir sur les droits sociaux. En effet, dans un contexte de chômage de masse, et avec des entreprises qui peuvent à tout moment délocaliser, le rapport de force est bien trop déséquilibré et toute nouvelle marge de manœuvre accordée profite en général au plus fort. Pire, on a vu pendant cinq ans que tout céder au patronat n’avait guère d’effet sur l’emploi…

Christophe Ramaux, membre des économistes atterrés, soutient que « l’idée que les accords d’entreprise vont primer sur les accords de branche, c’est terrible. C’est vraiment le dumping généralisé. C’est la prime donnée au patronat le plus rétrograde ». Une nouvelle démonstration du fait que le locataire de l’Elysée n’est que le promoteur de l’agenda du Medef.

http://www.gaullistelibre.com

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