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Parti-Socialiste

Au lendemain du 1er tour des législatives, le paysage politique français, cela est indéniable, se trouve considérablement bouleversé. Macron et ses vaillants « marcheurs » triomphent sur toute la ligne. Il faut dire qu’ils ont magnifiquement manœuvré. Dans les médias beaucoup de commentateurs nous déclarent que désormais le PS est mort, qu’il va disparaître corps et biens. Certains le pleurent ; d’autres plus nombreux, sans se dissimuler et de façon peu charitable, ne craignent pas de s’en réjouir. Mais cela, hélas, n’est en fait pas tout-à-fait exact. La vérité, c’est que le PS qu’on a voulu trop vite enterrer porte désormais un nouveau nom. Il s’appelle « En marche ».

A La Réunion, ceci est particulièrement net. Visible comme un nez au milieu de la figure. Mlles Barreigts et Orphé, les deux députés socialistes sortantes des 1ère et 6ème circonscriptions, vont être réélues mais sous l’étiquette « En marche ». Nos deux fringantes pouliches n’auront fait que changer vite fait d’écurie et de casaque. M. Vlody (celui qui rime avec palinodie), le député socialiste sortant de la 3ème circonscription, Vlody le vaillant chevalier sans peur et sans reproche, lequel – on s’en souvient – n’avait pas hésité à trahir, au plein milieu des dernières élections régionales, son copain Lebreton avec qui il faisait jusque-là équipe, aurait bien voulu lui aussi en être. Bien qu’il n’ait pas réussi à obtenir de la maison-mère une accréditation officielle, il espérait pouvoir faire comme ses copines et, lui aussi, se recycler pépère chez Macron. Mais – dommage pour lui ! – ça n’a pas marché… Il va donc lui falloir, le pauvre, trouver un autre endroit où aller remplir commodément sa gamelle.

Un nouveau PS ? Mais, va-ton dire, tu n’exagères pas un peu ? Pas du tout. Bien sûr, la vieille boutique socialiste va fermer ; bien sûr on va vendre le local rue de Solférino ; bien sûr ses garçons de magasin attitrés, les Cambadélis, Le Guen, Hamon, Cazeneuve, Dray et Cie (Vals aussi peut-on espérer), vont devoir aller pointer au chômage. Mais, à sa place, un nouveau PS relooké, avec une belle devanture toute pimpante, vient d’ouvrir ses portes. A côté d’une poignée de vieux chevaux de retour comme Bayrou ou Colomb, le nouveau PS fait en effet surtout appel à de nouveaux visages. Son patron est lui-même jeune et photogénique. Il est malin et perspicace ; il présente beaucoup mieux que le calamiteux Hollande dont, ne l’oublions pas, il est pourtant le filleul. Il a su s’entourer d’une équipe efficace et d’allure compétente. Très habilement, il a même réussi à débaucher une partie du personnel de la boutique républicaine concurrente. Il va ainsi élargir considérablement sa clientèle et occuper tout le centre de l’espace politique.

Mais pour quelle politique ? Une politique d’indépendance nationale, de reconquête de nos capacités productives et exportatrices, de réduction du chômage ? Une politique de sécurité qui impliquerait l’arrêt d’une immigration totalement déraisonnable et une lutte implacable contre le communautarisme musulman ? Qui peut le croire ? On voit, bien au contraire, que le Président Macron, malgré tous ses efforts pour donner le change, ne pourra faire autrement que de se soumettre à son tour, plus ou moins docilement, à tous les dictats de Bruxelles, de Francfort et de Washington.

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