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Bien sûr, il n’y avait aucune illusion à avoir sur l’agenda oligarchique d’Emmanuel Macron, l’homme qui promettait 60 milliards d’économie sur les dépenses publiques, tout en promettant une baisse de l’ISF et de l’impôt sur les sociétés. Mais son ministre de l’économie, Bruno Le Maire se montre particulièrement prompt à défendre cet agenda oligarchique, comme le montre bien cette semaine.

 

 

 

Au service des marchés et de l’austérité
Le locataire de Bercy ne fait pas semblant. A New York, il a osé dire « N’ayez plus d’inquiétudes sur le droit du travail français » ! Voilà qui est clair. Le ministre veut défendre les demandes de Wall Street, comme celles des Français. Encore une fois, ces actionnaires voraces et jamais satisfaits pourront compter sur l’équipe au pouvoir pour défendre leurs intérêts, au détriment de 99% de la population. Il est tout de même frappant de constater à quel point ce gouvernement assume défendre l’agenda du Medef, peut-être plus encore que n’importe quel gouvernement de droite dans le passé. Il a même affirmé que « l’ennemi, ce n’est pas la finance », façon détournée de dire qu’il est son serviteur.
Parallèlement, le ministre de l’économie s’est fait martial sur le déficit budgétaire, annonçant des mesures d’économie dans « tous les secteurs », Etat, collectivités locales et dépenses sociales pour tenter de tenir l’objectif d’un déficit à 3% du PIB cette année. Un discours effarant aujourd’hui, alors que l’austérité a plombé le mandat de François Hollande, cassant tout espoir de reprise économique, et que même le FMI tient un discours plus équilibré sur les déficits publics. Mais cela ne semble pas avoir atteint Bruno Le Maire, qui semble vouloir exister comme un ministre de l’économie qui coupe les dépenses et cherche à réduire le déficit public. Bien sûr, les mesures pour 2017 ne sont pas colossales, mais le multiplicateur budgétaire du FMI indique que cela ne sera pas sans effet sur l’économie.

Au moins, les choses sont claires. Ce gouvernement roule pour les actionnaires, les 1% de la population qui sont du bon côté de la mondialisation, même si cela ne vient pas sans épines. Mais il est assez incroyable de l’assumer aussi clairement. La présidence Macron, c’est la victoire de l’agenda du Medef, au détriment de tous ceux qui souffrent de cette mondialisation brutale et inégale.

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