Mots-clefs

, , ,

Le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, a annoncé dimanche 9 juillet la « victoire » sur les djihadistes du groupe Etat islamique à Mossoul, ont fait savoir ses collaborateurs.

L'armée irakienne bat l'EI à Mossoul

Les troupes irakiennes avaient atteint dimanche, quelques heures plus tôt, les berges du Tigre dans la partie ouest de Mossoul, où se déroulaient les derniers combats contre l’EI. (c) Sipa

Le Premier ministre irakien est arrivé dimanche 9 juillet dans Mossoul « libérée » et a déclaré la « victoire majeure » contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), à l’issue d’une bataille de près de neuf mois, selon son bureau.

Haider al-Abadi « arrive dans la ville libérée de Mossoul et félicite les combattants héroïques et le peuple irakien pour cette victoire majeure », a déclaré son bureau dans un communiqué.

Le compte Twitter du Premier ministre irakien a montré Haider Al-Abadi vêtu d’un uniforme militaire en train d’arriver à Mossoul pour y annoncer la reconquête de la deuxième ville du pays.

PM Al-Abadi arrives in Mosul to announce its liberation and congratulate the armed forces and Iraqi people on this victory pic.twitter.com/bUtkj7z88A

Voir l'image sur Twitter

Les combats ne semblent toutefois pas être totalement terminés dans la grand cité du nord irakien et des coups de feu et des frappes aériennes étaient encore audibles à l’heure où le bureau du Premier ministre a publié son communiqué.

Ces derniers jours, les quelques jihadistes encore présents à Mossoul étaient assiégés dans un réduit de la vieille ville de Mossoul, le long du fleuve Tigre.

La reconquête de Mossoul, dont l’EI avait fait son principal bastion en Irak, est la plus importante victoire de l’Irak face à l’EI depuis que le groupe extrémiste sunnite s’était emparé en 2014 de vastes portions du territoire irakien.

Offensive lancée le 17 octobre

Elle intervient au terme d’une offensive lancée le 17 octobre par les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Les forces irakiennes avaient capturé en janvier l’est de la cité puis attaqué l’ouest en février. Les combats se sont ensuite intensifiés à mesure que l’étau se resserrait sur les jihadistes dans la vieille ville, un espace étroit et densément peuplé.

Cette campagne a toutefois entraîné une crise humanitaire majeure, marquée par la fuite de près d’un million de civils selon l’ONU, dont 700.000 sont toujours déplacés.

Mossoul avait une dimension très symbolique pour l’EI: son chef Abou Bakr al-Baghdadi y avait fait en juillet 2014 son unique apparition publique après la proclamation d’un « califat » sur les vastes territoires conquis par le groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

La reprise de la grande ville du nord de l’Irak ne marque pas pour autant la fin de la guerre contre le groupe ultraradical, responsable d’atrocités dans les zones sous son contrôle et d’attentats meurtriers dans le monde.

avec AFP)

Publicités