Dégringolade de la popularité de Macron et Philippe dans un sondage

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Avec 54% de popularité selon le baromètre Ifop-JDD de dimanche, Emmanuel Macron subit une chute de dix points par rapport à juin (de huit points depuis son élection). Avant lui, seul Jacques Chirac en 1995 avait fait pire.

Ce n’est pas encore la fin de l’état de grâce, mais une première alerte, très sérieuse. Selon le baromètre Ifop pour le JDD, la popularité d’Emmanuel Macron chute à 54%, en recul de dix points par rapport au mois de juin. Quand il a été élu Président il y a trois mois, 62% des Français étaient satisfaits de son action, puis, en juin, ils étaient 64%. Désormais, le chef de l’Etat s’approche du seuil des 50%. Une chute qui n’est pas inédite, mais qui n’avait pas été observée depuis 1995.

Le baromètre réalisé par l’Ifop pour le JDD sonde depuis 1958 la cote de popularité de chaque Président. Trois mois après le début de leur mandat, tous ne se sont pas trouvés dans la même situation qu’Emmanuel Macron. Nicolas Sarkozy a ainsi bénéficié d’un état de grâce prolongé en 2007. A son élection, en mai, 65% des personnes interrogées étaient satisfaites.  En août 2007, sa popularité augmentait même d’un point, pour s’établir à 66%.

Trois mois de mandat, le début de la fin?

Les autres présidents de la Ve République ont toutefois plus ou moins subi le contrecoup de la victoire. En 1966, Charles de Gaulle recule de cinq points (de 61% à 56%) en trois mois. François Mitterrand a chuté, après sa première élection en 1981, de 54% à 47% (-7 points). Sept ans plus tard, en 1988, il passe de 54% à 49% (-5 points). François Hollande, lui, a vu sa cote de popularité baisser de cinq points en trois mois, de 61% à 56%.

Valéry Giscard d’Estaing a également connu la fin de l’état de grâce mais, fait inédit dans l’histoire du baromètre, sa cote de popularité était déjà sous les 50% au moment de son arrivée à l’Elysée. En juin 1974, seuls 44% des Français étaient satisfaits de son action. S’il a connu un regain de popularité un mois plus tard (48% en juillet 1974, +4 points), sa cote a baissé de nouveau au troisième mois de mandat, à 47% (-1 point). Quant à Georges Pompidou, il a également connu une baisse de 7 points de popularité, mais sur six mois. En effet, l’Ifop et le JDD n’ont publié de baromètre qu’en juillet 1969, octobre 1969 et décembre 1969.

Les fortunes diverses de Chirac

Reste le cas Chirac. La cote de popularité de Jacques Chirac ressemble à des montagnes russes. Populaire lors de sa première élection, il a connu la plus forte baisse de l’histoire du baromètre Ifop après trois mois de mandat : 59% des Français l’appréciaient le mois de son élection, ils n’étaient plus que 39% trois mois plus tard (-20 points). Sept ans, une cohabitation et une victoire contre Jean-Marie Le Pen plus tard, Jacques Chirac a connu une fortune bien différente : sa cote de popularité établie à 51% en mai 2002 a augmenté à 53% en juillet de la même année.

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