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Après 14 mois de travail, «nous ne voyons pas de raison de mettre en doute les conclusions» des services de renseignement, a dit le président de la Commission, le sénateur républicain Richard Burr.Photo: J. Scott Applewhite Associated Press Après 14 mois de travail, «nous ne voyons pas de raison de mettre en doute les conclusions» des services de renseignement, a dit le président de la Commission, le sénateur républicain Richard Burr.

Donald Trump s’est heurté mercredi à deux mauvaises nouvelles: l’enquête sur une rencontre entre son fils et des Russes pendant la campagne de 2016 progresse, alors qu’un nouveau document atteste que le président a bien payé son avocat, dans un remboursement potentiellement lié à l’affaire Stormy Daniels.

La Commission du renseignement du Sénat a indiqué mercredi qu’elle avait terminé son examen de l’ingérence russe, disant être arrivée aux mêmes conclusions que les services de renseignement américains selon lesquels Moscou a bien tenté d’influencer le vote en faveur de M. Trump.

Après 14 mois de travail, « nous ne voyons pas de raison de mettre en doute les conclusions » des services de renseignement, a dit le président de la Commission, le sénateur républicain Richard Burr.

« L’effort russe a été vaste, sophistiqué et ordonné par le président Poutine lui-même dans le but d’aider Donald Trump et de nuire à Hillary Clinton », a ajouté le sénateur démocrate Mark Warner, numéro 2 de la Commission.

De son côté, la Commission judiciaire du Sénat américain a publié mercredi 2000 documents provenant de son enquête sur une rencontre entre le fils aîné du président Donald Trump et des Russes ayant promis des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Dans son témoignage, rendu public par la Commission judiciaire dominée par les républicains, Donald Trump Jr. a assuré ne pas avoir parlé à son père avant cette rencontre à la Trump Tower de New York avec une avocate liée au Kremlin, qui s’est tenue cinq mois avant l’élection présidentielle de novembre.

Le directeur de campagne du candidat Donald Trump, Paul Manafort, et le gendre du désormais président, Jared Kushner, avaient aussi assisté à la réunion le 9 juin 2016 avec Natalia Veselnitskaya.

La rencontre a attisé les conjectures sur une possible collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et la Russie, ce que le président américain a maintes fois catégoriquement démenti en parlant de « chasse aux sorcières ». Elle intéresserait aussi le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur l’ingérence russe présumée dans l’élection.

Donald Trump Jr. avait déjà expliqué qu’il croyait l’avocate capable de fournir des renseignements compromettants sur la rivale de son père, Hillary Clinton. Il avait ensuite déclaré que Mme Veselnitskaya n’avait finalement pas d’informations à donner, et elle-même avait nié être liée au Kremlin, qui a affirmé ne pas la connaître.

Paul Manafort, depuis accusé d’une série de faits non liés à la campagne (fraude fiscale, dissimulation de comptes bancaires à l’étranger etc.), n’a pas été interrogé par la Commission.

Responsabilité américaine

Le sénateur républicain Chuck Grassley, le président de cette commission, a dit avoir rendu les documents publics pour que « les Américains puissent maintenant examiner ces informations de manière non filtrée et qu’ils parviennent à leurs propres conclusions ».

Les démocrates de la Commission ont, eux, jugé que la rencontre de la Trump Tower « confirme que l’équipe de campagne de Trump était disposée à accepter l’aide de la Russie ».

« La Commission a trouvé des preuves de multiples contacts entre l’équipe de campagne de Trump et des responsables du gouvernement russe ou leurs intermédiaires, y compris d’offres d’aide et d’ouvertures supposées de la part de Vladimir Poutine, ce qui nécessite une enquête plus approfondie », ont-ils ajouté.

Cambridge Analytica a partagé des données avec la Russie

Washington — La société Cambridge Analytica (CA) a eu recours à des chercheurs russes et a partagé des données avec des entreprises liées aux services de renseignement russes, a assuré le lanceur d’alerte Christopher Wylie lors d’une audition devant le Congrès américain mercredi. M. Wylie, qui a contribué à créer la société d’analyse de données britannique CA avant de dénoncer ses dérives et de plonger Facebook dans la tourmente, était entendu à propos des interférences dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

Une commission du Sénat américain a publié mercredi 2.000 documents provenant de son enquête sur une rencontre entre Donald Trump Jr et des Russes ayant promis des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

– Remboursement d’au moins 100.000 dollars –

Mercredi toujours, un document officiel rendu public a fait état d’un remboursement de sommes d’au moins 100.000 dollars de Donald Trump à son avocat Michael Cohen.

Si les raisons de ces remboursements du président n’ont pas été révélées, son avocat avait admis avoir déboursé 130.000 dollars à l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels pour taire une relation sexuelle présumée, niée par M. Trump, il y a plus de dix ans.

Ce document transmis mardi à l’Office of governement ethics, chargé de prévenir les conflits d’intérêts au sein de l’administration, fait état de « dépenses » de Michael Cohen pour le compte de M. Trump en 2016 allant de 100.001 dollars à 250.000 dollars .

« M. Cohen a demandé le remboursement de ces dépenses et M. Trump a complètement remboursé M. Cohen en 2017 », est-il écrit dans cette note.

Ces dernières semaines, le président américain a changé de version, assurant dans un premier temps ne rien savoir de cette somme versée à l’actrice de films X par son avocat personnel avant d’admettre avoir remboursé Michael Cohen le 3 mai dernier.

Une lettre accompagnant le document et envoyée par le directeur par intérim à l’Office of governement ethics au ministère de la Justice assure donner les documents car ils sont potentiellement « pertinents pour toute enquête » que le ministère pourrait mener.

 

 

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