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Sauver l'accord nucléaire: l'Europe n'a pas beaucoup de temps pour changer la situation actuelle (Téhéran)

Téhéran, 23 juin, IRNA-Le Président du Conseil stratégique des relations extérieures de la République islamique d’Iran (RII), Kamal Kharrazi, fustigeant les promesses non-tenues des Européens en ce qui concerne la mise en œuvre du Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien (PGAC), a déclaré : « Depuis la conclusion de cet accord (multilatéral), nous ne cessons d’entendre les belles promesses européennes sur la date butoir de «bientôt » sans jamais les tenir. Dans les deux semaines restantes, cette date de « bientôt » doit arriver ! ».

L’éminent diplomate iranien, Kamal Kharrazi, parlait en effet du délai de deux mois fixé par l’Iran aux signataires restants dont notamment la partie européenne, pour accomplir leurs engagements liés à l’accord nucléaire après le retrait unilatéral américain du PGAC et la réimposition des sanctions illégales à l’Iran.

Il a tenu ces propos lors d’une rencontre  avec le ministre  britannique d’Etat pour le Moyen-Orient, Andrew Morrison, dimanche à Téhéran.

Kamal Kharrazi a réitéré sur le fait que l’Iran est résolu dans son changement de cap nucléaire en ce qui concerne ses engagements liés à l’accord multilatéral.

Il a dit l’Iran déterminé à suspendre la mise en œuvre de certains de ses engagements au titre des articles 26 et 36 de l’accord international en réaction à l’échec des Européens de tenir leurs engagements liés au PGAC.

« Assurez-vous que si l’autre partie ne fait pas des pas appropriés dans les deux prochaines semaines, nous prendrons d’autres mesures pour cesser de remplir nos obligations en vertu de l’accorde », a encore déclaré le diplomate de haut rang iranien.

Il a insisté sur le fait que « la réduction par l’Iran de certains de ses engagements  ne signifie pas son retrait de l’accord nucléaire ».

Le président du Conseil iranien stratégique des relations extérieures, évoquant la question de l’indépendance et de la dignité de l’Europe après le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump de l’accord nucléaire, a exprimé l’espoir que les parties européennes pourront prendre, dans les jours restants du délai de 60 jours fixé par Téhéran,  des mesures appropriées, pour rétablir des relations et des échanges commerciaux normaux avec l’Iran et ne pas céder aux politiques de pression et de sanctions de Washington.

Kharrazi a également critiqué la prise de position britannique envers les récentes évolutions dans la région du golfe Persique (attaque contre les pétroliers) avant de qualifier de « précipitées » et d’ « inacceptables » les réactions de Londres aux incidents survenus dans le golfe Persique.

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