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Depuis mars 2003, la guerre en Irak a représenté 8.000 dollars par contribuable américain pour un budget de près de 2.000 milliards de dollars, selon « Newsweek ».

 

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La guerre sans vainqueur en Irak a déjà coûté près de 2.000 milliards de dollars à l’Amérique, soit 8.000 dollars pour chaque contribuable, d’après « Newsweek ». (AFP)

Par Jacques Hubert-Rodier
 

Dix-sept ans après l’invasion de l’Irak, le 20 mars 2003, par l’armée américaine, soutenue par le Royaume-Uni et quelques pays alliés, les Etats-Unis continuent à faire leur compte non seulement en termes humains mais aussi financiers. D’après des estimations de « Newsweek », tirées notamment d’une étude de l’Université Brown réalisée à partir des chiffres du Pentagone, la guerre en Irak a coûté environ 8.000 dollars par contribuable américain, « représentant 9 % de la dette nationale ». Un montant très largement supérieur aux estimations du Pentagone. D’après le magazine, le coût exact de l’ensemble des opérations dans les zones de conflits en Irak s’est établi à 1.922 milliards de dollars. Une grande partie a dû être financée en recourant à des emprunts. Toujours d’après le magazine, les intérêts sur la dette de guerre irakienne ont représenté au total 444 milliards de dollars. « Même si les combats se sont arrêtés, et que le gouvernement Trump a décidé un retrait de l’armée américaine de la ‘guerre totale contre le terrorisme’, ces versements vont continuer à augmenter. » Mais le bilan est avant tout humain. Selon les estimations, de 185.000 à 208.000 civils irakiens ont été tués dans ce conflit. Et, au total, l’armée américaine a perdu 4.500 militaires et plus de 32.000 ont été blessés en Irak seulement. Dans la « guerre totale contre le terrorisme », lancée d’abord en Afghanistan au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 puis deux ans après en Irak, 4,1 millions d’anciens combattants ont dû recevoir des prestations médicales. Ce qui a représenté une facture de 199 milliards de dollars.  L’Amérique n’est pas tombée en Irak à cause d’une guerre lancée sur le prétexte fallacieux de la présence d’armes de destruction massive. Mais, comme après le Vietnam, elle en sort blessée.

Les Echos