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Synthèses pluriannuelles

Tableaux, graphiques et commentaires

Ce graphique représente le nombre de décès quotidiens survenus chaque jour pour les années 2015 à 2021, ainsi qu’en moyenne sur la période 2015-2019. On y voit la très vive accélération des décès à partir de la mi-mars 2020 jusqu’au 1er avril, puis la décrue jusque fin avril. Sur la période mai-juin 2020, les décès sont proches de ceux survenus au cours de la même période les années précédentes. Au cours de l’été 2020, un pic des décès a été observé du 10 au 12 août. L’arrivée de la seconde vague de décès liés à l’épidémie de Covid-19 est également visible sur ce graphique depuis la mi-octobre 2020, ainsi que la relative stabilisation des décès à un niveau assez élevé depuis la mi-décembre 2020. Plusieurs épisodes de grippe saisonnière récents ayant entraîné une surmortalité importante sont visibles : l’épidémie de l’hiver 2016-2017 dont le pic a été atteint en janvier 2017 ; un peu plus loin dans le passé, l’épidémie de l’hiver 2014-2015 avec un pic en février 2015 ; plus récemment, l’épidémie de grippe de l’hiver 2017-2018 qui a duré jusqu’en mars 2018 et a entraîné un surcroît important de mortalité. Le graphique permet aussi de visualiser le pic de mortalité bref et intense dû à la canicule de l’été 2003.

Depuis la mi-octobre 2020, il fait apparaître un nouvel accroissement des décès simultanément à la seconde vague de l’épidémie de Covid-19. Au cours de la deuxième quinzaine d’octobre 2020, le nombre de décès s’élève à 2 000 en moyenne par jour (contre 1 630 en 2019 et 1 620 en moyenne sur les cinq dernières années). Au cours de la première quinzaine de novembre, il atteint 2 260 en moyenne chaque jour (contre 1 700 en 2019 et 1 640 en moyenne sur les cinq dernières années). Au cours de la deuxième quinzaine de novembre, il diminue à 2 160 en moyenne chaque jour (contre 1 765 en 2019 et 1 670 en moyenne sur les cinq dernières années). Le nombre moyen de décès quotidiens continue de diminuer légèrement en décembre : il atteint 2 120 au cours de la première quinzaine de décembre (contre 1 750 en 2019 et 1 710 en moyenne sur les cinq dernières années) et 2 030 au cours de la deuxième quinzaine (contre 1 810 en 2019 et 1 800 en moyenne sur les cinq dernières années).

Au cours de la première quinzaine du mois de janvier 2021, le nombre de décès quotidiens est en moyenne de 2 150 (contre 1 890 et 1 920 en janvier 2020 et 2019), et se stabilise à 2 160 la deuxième quinzaine de janvier 2021 (contre 1 810 et 1 980 en janvier 2020 et 2019). En février, le nombre moyen de décès quotidiens est de 2 080 la première quinzaine (contre 1 800 et 2 025 en 2020 et 2019) et de 2 000 la deuxième quinzaine (contre 1 740 et 1 960 en 2020 et 2019). La baisse se poursuit avec 1 880 décès en moyenne chaque jour la première quinzaine de mars (contre 1 790 et 1 670 en 2019, et 1 800 et 2 260 en 2020), pour se stabiliser sur un plateau depuis. Le nombre moyen de décès quotidiens est de 1 890 la deuxième semaine de mars comme la première quinzaine d’avril et augmente très légèrement à 1 910 la deuxième quinzaine d’avril. Il diminue nettement les trois premières semaines de mai, s’établissant selon les données provisoires du 4 juin 2021, à 1 640 (contre 1 600 en 2020, 1 610 en 2019 ou 1 550 en moyenne sur 2015-2019).

Ce graphique représente le nombre moyen de décès survenus chaque jour selon le mois de l’année. On meurt plus souvent en hiver qu’à la belle saison, et le nombre de décès journaliers est en général compris entre 1 500 en été et 1 900 en hiver, mais il peut dépasser 2 000 lors des pics de grippe saisonnière (comme en janvier 2017, avec 2 200 décès par jour en moyenne). Le nombre moyen de décès par jour s’est élevé à 2 040 en mars 2020 (contre environ 1 760 en moyenne sur les cinq dernières années) et à 2 230 en avril 2020 (contre 1 620 les cinq dernières années). Entre mai et juillet 2020, il est proche du niveau observé ces dernières années, et en août 2020 légèrement supérieur. En septembre 2020, le nombre de décès moyens par jour est de 1 650, supérieur à la moyenne de ces dernières années ou à 2019 (1 520 en moyenne sur la période 2015-2019, 1 540 en 2019). Il s’établit en octobre à une moyenne de 1 880 décès par jour (soit 260 de plus que sur la période 2015-2019 et 250 de plus qu’en 2019). Il s’élève à 2 210 en novembre 2020 (soit 550 de plus qu’en moyenne sur la période 2015-2019 et 475 de plus qu’en novembre 2019). Enfin, en décembre, il diminue pour s’établir à 2 070 (soit 300 de plus qu’en 2019 ou et 310 de plus qu’en moyenne sur 2015-2019).

En janvier 2021, le nombre moyen de décès est de 2 150 (soit supérieur de près de 300 à janvier 2020 et d’environ 200 à janvier 2019 comme à la moyenne des mois de janvier 2015 à 2019). En février 2021, il est de 2 040 (contre 1 995 en février 2019) et diminue à 1 890 en mars 2021 (contre 1 730 en mars 2019, et bien davantage, 2 040 en mars 2020 en raison de la Covid-19). En avril 2021, il est de 1 900 (soient des niveaux supérieurs à ceux de 2019 et au contraire inférieurs à ceux de 2020, en raison de la pandémie de Covid-19)

Ce graphique représente le nombre de décès survenus d’une part depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre, d’autre part depuis le 1er mars jusqu’au 31 décembre, en 2020 et au cours des dernières années.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre, 669 059 décès sont survenus en 2020, contre 613 456 en 2019, 609 648 en 2018 et 603 385 en moyenne en 2015-2019 au cours de la même période.

Entre le 1er mars et le 31 décembre, 560 279 décès sont survenus en 2020, contre 497 182 en 2019, 497 699 en 2018 et 489 729 en moyenne en 2015-2019 au cours de la même période.

Ce graphique représente également le nombre de décès survenus depuis le 1er janvier 2021.

Entre le 1er janvier et le 30 avril 2021, 239 436 décès sont survenus en 2021, contre 238 891 en 2020, 219 070 en 2019 et 216 934 en moyenne en 2015-2019 au cours de la même période.

Outre les épisodes de mortalité liée à la pandémie de Covid-19, les comparaisons entre années doivent tenir compte notamment des deux éléments suivants : le nombre de décès augmente tendanciellement depuis une dizaine d’années en raison de l’accroissement et du vieillissement de la population ; les épisodes saisonniers de grippe hivernale sont plus ou moins virulents selon les années (en 2020, la surmortalité associée à la grippe a été très faible comparativement aux deux années précédentes) et les épisodes de canicule ont des répercussions d’ampleur différente selon les années.

Ce graphique représente le nombre de décès survenus en 2020, en évolution par rapport aux années antérieures, sur différentes périodes de l’année.

La grippe saisonnière en 2020 a peu occasionné de décès à la différence des années précédentes. En particulier, l’épidémie de grippe hivernale 2018-2019, dont le pic a été atteint début février 2019, a été de durée limitée (8 semaines) mais avec une mortalité élevée, inférieure cependant à l’épidémie de l’hiver précédent (2017-2018) dont la durée avait été exceptionnellement longue (jusqu’en mars 2018). Les décès survenus en janvier-février 2020 sont ainsi inférieurs de 7 490 à ceux survenus au cours de la même période en 2019 (- 3 170 par rapport à 2018, – 4 875 par rapport à la moyenne 2015-2019) ou de 9 220 si l’on fait porter la comparaison sur le même nombre de jours en février pour tenir compte du fait que 2020 est une année bissextile (- 4 890 par rapport à 2018, – 6 230 par rapport à la moyenne 2015-2019). En revanche, au cours de la période mars-avril, en raison de l’épidémie de Covid-19, les décès en 2020 ont été nettement plus importants qu’en 2019 (+ 27 315), 2018 (+ 19 300) ou en moyenne sur 2015-2019 (+ 26 830).

Au total, les décès survenus du 1er janvier au 30 avril 2020 sont supérieurs de 19 820 à ceux survenus au cours de la même période en 2019 (+ 16 135 par rapport à 2018, + 21 960 par rapport à la moyenne 2015-2019). L’écart de mortalité entre 2018 ou 2019 et 2020 est moins marqué que lorsqu’on se limite à la période mars-avril, car il est la résultante de deux effets : la surmortalité associée à l’épidémie de Covid-19 en 2020 en mars-avril mais aussi la faible surmortalité associée à la grippe entre janvier et mars 2020 contrairement aux années précédentes.

Les décès survenus entre le 1er septembre et le 31 décembre 2020 sont supérieurs de 34 580 à ceux survenus au cours de la même période en 2019 (+ 39 650 par rapport à 2018, + 38 360 par rapport à la moyenne 2015-2019).

Au total, selon ces données encore provisoires, les décès survenus du 1er janvier au 31 décembre 2020 sont supérieurs de 55 600 à ceux survenus au cours de la même période en 2019 (+ 59 410 par rapport à 2018, + 65 670 par rapport à la moyenne 2015-2019). L’écart par rapport à la moyenne 2015-2019 est plus important que les écarts par rapport à 2018 ou 2019, le nombre de décès augmentant tendanciellement en raison de l’accroissement et du vieillissement de la population et la période 2015-2019 inclut des années au cours desquelles les épidémies de grippe saisonnière auraient été moins meurtrières qu’en 2018 ou 2019 (2016 notamment).

Ce graphique représente le nombre de décès survenus en 2021, en évolution par rapport aux années antérieures, sur différentes périodes de l’année.

Les décès survenus en janvier et février 2021 sont supérieurs de 7 620 à ceux survenus au cours de la même période en 2019. Sur la période mars-avril, les décès survenus en 2021 sont également supérieurs à ceux survenus en mars-avril 2019 (de 12 750). Au total, sur la période du 1er janvier au 30 avril, les décès survenus en 2021 sont supérieurs de 20 370 à ceux survenus en 2019.

Le constat est très différent relativement à l’année 2020. Les décès survenus en janvier et février 2021 sont supérieurs de 15 110 à ceux survenus en 2020 (la grippe saisonnière en 2020 a peu occasionné de décès et la pandémie ne s’était pas encore propagée en France à cette période l’an passé) ; ceux survenus en mars et avril 2021 sont en revanche nettement inférieurs, de 14 570, à ceux survenus en mars et avril 2020 (en raison de la première vague de surmortalité occasionnée par la Covid-19). Au total, sur les quatre premiers mois de l’année, les décès survenus en 2020 et 2021 sont quasiment de la même ampleur.